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quels qu'ils soient , dont la réalisation en argent monnoyé produirait une somme plus au moins grande. Dans un langage plus élevé, ce mot s'applique aux facultés comme aux choses. Sans métaphore» un État est riche de Ténergie, de Tin*dustrie et de l'union des hommes qui l'habitent, autant que par son sol et par ses métaux : tel homme possède dans ses talens une richesse non moins positive que celle de tel autre qui consiste en billets.
D'un autre côté , les objets matériels qui peur Tent être transformés en argent monnoyé, exifrtent dans deux états différons : l'état brut m imparfait dans lequel ils ne sont d'aucune utilité directe à l'homme, et Fétat parfait qui les rend susceptibles d'être immédiatement consommés \ La richesse, proprement dite, s'offire donc sous trois formes générales inextricablement liées : Tune est le fonds déterre et tontes les ma** tières premières : l'autre est Yaotwiêé inhérenA« à rbomme; cette activité qui comprend les forces physiques qu'il tire de lui-même et celles qoA
* Il fiiut distinguer la consommation des choses, de leur emploi. La chose consommée perd de sa valeur , la chose employée gagne. Un ébéniste consomme ses outils et emploie le bois de ses meubles ; un peintre consomme ses pinceaux , emploie ses couleurs et sa toile ; un bar- ' bouilleur conaonmie sa toiJe; ses couleurs et sespinceaox.
60D intelligence sait mettre en mouTement : la troisième est la forme déBnitiTe ou le jprodtMl, c'est-i-dire tout ce qui sert d'une manière directe à nos consommations personnelles.
Ces trois formes des richesses doivent se trouver réunies pour constituer la richesse absolue; -leur développement ou leur détérioration marchent d'un pas égal : ainsi les produits se multiplient et se bonifient d'autant plus qu'on travaille sur un fonds meilleur , sur des matières plus exquises, et qu'on déploie plus d'activité; ces produits vont en sens inverse, quand l'activité de rfaomme et la valeur ou la quantité du fonds et des matières décroissent.
Pour qualifier d'un seul trait la situation financière des individus et des peuples, on pourrait donc appeler 9rai riche celui qui- possède une quantité de fonds ou de matières proportionnée à son ac^vité , de sorte que ses produite compensent et surpassent ses besoins; appeler fmu9 riche ce\u\ qui, possédant un fonds ou des matières premières , obtient avec eux des produits qu'il consomme sans rien produirelui-méme ; malheurewf celui qui , ayant de l'activité , n a ni fonds ni matières pour produire, enfin mieéroble celui qui n'a ni fonds ni activité.
Mais puisque le produié^ ou la forme des richesses, qui se consomme immédiatement pour
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la satisfaction de nos besoins, de nos désirs ou de nos caprices, est le résultat du travail de l'homme sur une matière quelconque, ne faudrat- il pas, pour obtenir cette richesse définitive, cette richesse de consommation, qu'il vive dans un état social où son activité se développe sans obstacle , qu'il jouisse d'une entière liberté : laquelle, comme le dit Montesquieu, et comme l'a prouvé l'expérience, procure plus de moyens pour satisfaire les besoins que Ianaturedonne(4)? Bien plus : comme la terre est la source première des productions les plus nécessaires, à la vie et de la plupart des matières sur lesquelles s^exercé l'activité humaine, n'accordera-t-on pas le plus grand honneur à l'agriculture , dont les efforts fournissent un aliment perpétuel à Tindustrie et au commerce? Le peuple qur agirait autrement, qui oublierait ce qu'il doit à la mère commune, deviendrait tributaire pour ses besoins essentiels, d'autres peuples qu'il rendrait tributaires a leur tour, mais pour des besoins de second ordre. Dans cette catégorie , lorsque des circonstances naturelles rompraient les communications pour un temps plus ou moins prolongé , lorsque des changemens dans les habitudes ou dans les désirs donneraient un autre cours aux demandes qui lui étaient adressées,la souffrance réelle serait tout entière pour lui.
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A la tête d'an certain nombre d^hommes qu*U put diriger à son gré , Moïse les destina surtout à Tagricultare , sans leur interdire ni l'industrie ni le commerce, comme on Ta si souvent prétendu ; car ces trois choses sont tellement liées ^ que celui qui favorise l'une , fait déjà du bien a toutes les autres. Auparavant ils étaient pasteurs, mais cet état ne convenait plus à un peuple qu'il voulait établir d'une manière fixe, et dans le sein duquel il déposait des doctrines dont la conservation lui paraissaH indispensable au bonheur de l'humanité. . ,
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