TRÉSOR ET IMPÔTS
ses eofans , comme ont fait leurs prédécesseai*s. Il sera défendu à tout gooTerneur , chef de trou'pes , ou ambassadeur, de lever des gens de guerre , ni d'exiger aucune imposition dans les terres des Juifs , soit pour quartiers d'hivei , soit sous tout autre prétexte; mais on les laissera jouir paisiblement de ce qu ils ont acquis et acheté. Nous Toulons de plus, que la ville de Joppé , qu'ils possédaient quand ils firent alliance avec le peuple romain, leur reste, et quHircan et sesenfans reçoivent les revenus qui proviennent, tant des laboureui'S, que du droit d'ancrage et des marchandises qu'on transporte à Sidon...., Enfin, lions entendons qu'ils jouissent de toutes les faveurs qui leur ont été accordées par le sénat et par
le peuple romain ; qu'Hirca^i, ses enfans et ses
ambassadeurs aient droit de s'asseoir avec le sénat pour voir les combats des gladiateurs et tous les spectacles publics : et que lorsqu'ils auront quelque chose à demander, on leur fasse connaître la réponse dans dix jours (149). n
Mais ce décret fut bientôt abrogé , et les choses empirèrent de plus en plus * sous les procurateurs de la Judée, jusqu'à Tépoque de la grande insurrection nationale. Ainsi, après avoir vu se
• Les publicains étaient les percepteurs des impôts. L'Évangile atteste la haine que les Juifs leur portaient.
réaliser les prof^éties de Samael , au sujet des plaies qui leur seraient faites par les rois, les Hébreux devinrent un exemple de cette vérité > que moins un peuple est libre, plus il est forcé de payer à ses maîtres , sans utilité pour loi-même; et ils furent conduits par la plus fatale expérience, à apprécier toute la sagesse des paroles de Moïse, qui leur avait annoncé, comme conséquence inévitable de la désunion et de Toublides intérêts publics , qu^ils sèmeraient 'ponr l'étranger; que des nations lointaines triompheraient d'eux , s'empareraient de leur pays et les frapperaient d'une ruine complète.
Rome et Garthage eurent long-temps un état de finances très-prospère, mais la plupart des sources de leurs revenus reposaient sur la force, ou sur des circonstances éventuelles \ Il était réservé à notre époque de former une véritable
* Les r^Yenns {vecHgaUa) de Rome étaient les contributions foncières déterminées par le sénat ; les tributs des alliés et des provinces qu^on fatiguait de toute matière; le domaine de FÉtat (ager pubUcus), sur lequel on levait la dime ; les douanes; les mines , surtout celles d^Espagne ; la taxe des esclaves affranchis. Toutes les recettes se versaient dans la caisse, œrarium; toutes les dépenses étaient réglées par le sénat sans la participation du peuple; les employés étaient les questeurs et les secrétaires (Heeren, Histoire ancienne, Burmann , vectigalia populi romani).
TAÉSOE ET IMPÔTS.
science financière, dont les desseins sont principalement de constituer TÉtat comme un seul homme d'une probité reconnue , d'une économie également éloignée de Tavarice et de la prodigalité , d'une foi inviolable dans les engagemens ; auquel, dès qu'il y a urgence, chacun trouve en môme temps plaisir , profit et honneur à rendre service ; d'asseoir l'impôt sur la paix , sur le travail et la confiance publique; de le percevoir par les procédés les moins coûteux; de le dépenser enfin de manière à ce que la somme que tout contribuable aura donnée , lui rapporte, en passant par les mains de l'administration publique, des avantages directs , incomparablement supérieurs à ceux qu'il en aurait retirés , si elle était restée dans ses propres mains.
FIN DU FARaiIER VOLUME.
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