ET AU BUREAU DES ARCHIVES ISRAÉLITES
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Le présent volume a pour origine deux cours d'histoire que nous avons faits dans des institutions israélites. Comme il n'existait aucun livre où nos élèves pussent étudier l'histoire juive, nous avons dû leur dicter des notes, publiées en partie dans les journaux israélites; et ce sont ces notes, coordonnées et complétées, qui ont donné naissance à ce livre. C'est un essai : d'autres viendront après nous et feront mieux. Car on ne saurait se le dissimuler, il est une branche d'études qui se trouve trop souvent négligée dans nos écoles : c'est l'histoire de nos ancêtres depuis leur dispersion dans le monde jusqu'à nos jours. Partout on apprend la suite des faits historiques racontés dans la Bible, ce qu'on appelle VHistoire sainte. Les livres ne manquent pas dans ce domaine ; mais, en général, on ne va pas plus loin.
A quoi cela tient-il? Il faut admettre — puisque l'expérience l'a démontré — que cela provient du manque d'ouvrages scolaires contenant Thistoire post^biblique des Israélites, ou le récit des événements accomplis par notre
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peuple depuis l'édiflcation du second temple de Jérusalem jusqu'à notre époque. Toute cette série de faits est connue des savants, mais non de la jeunesse, faute de travaux mis à sa portée.
Et pourtant, est-il besoin de le dire? l'histoire de notre nation au sein des autres nations n'a-t-elle pas son intérêt, son importance et sa morale? N'est-ce pas l'histoire des migrations dlsraël,déjàprévuespar le patriarche Jacob dans un songe prophétique (Genèse, xxvni, 14) 9 Et loin d'être un châtiment pour ce peuple, comme le prétendent les chrétiens, n'ont-elles pas à maintes reprises été préconisées par le Talmud*? N'a-t-elle pas le rare privilège de ne contenir aucun fait immoral et qu'on ne puisse porter à la connaissance des jeunes personnes? Ici, nul besoin d'expurger, de mutiler les faits ou de les voiler; on peut les présenter dans toute leur pureté, dans toute leur vérité. Quelle est l'histoire dont on pourrait dire autant?
«Je vois avec plaisir, écrivait-on aux Archives Israélites en 18S3, que la Société parisienne des bons livres poursuit le cours de ses travaux. Je crois comme elle qu'une histoire du peuple Israélite bien comprise est du nombre des ouvrages nécessaires; mais je suis étonné qu'on l'ait scindée en deux œuvres distinctes, et surtout qu'ayant fait celte scission, onaitcommencé par la partie la moins