Voir, à ce sujet, notre brochure, Abravamlel ion époque
former trois volumeB: le premier s'étendait depuis le temps d'Alexandre le Grand jusqu'à Titus, le deuxième allait jusqu'à la Renaissance, et le troisième jusqu'à nos jours. Mais nous avons pensé qu'un tel ouvrage, sans être d'une longueur excessive, pourrait devenir d'un accès dîfflcile, rebutant à lire, et paraître plus prétentieux qu'utile. Il a donc fallu élaguer, abréger, condenser, de façon à le réduire à la présente esquisse, au risque d'être défectueux, d'omettre des faits secondaires, de brusquer les transitions, de ne pas ménager la succession des faits, et de nous contenter d'un chapitre pour l'introduction générale, qui résume très-rapidement les faits jusqu'à l'an 70 et n'insiste que sur la prise de Jérusalem.
En outre, il y avait deux méthodes à suivre : soit de prendre chaque contrée où les Juifs ont séjourné et d'en tracer l'histoire complète, de façon à n'y plus revenir, soit d'envisager dans leur ensemble tous les faits d'une période, en quelque lieu du globe qu'ils se soient accomplis. Ces deux méthodes ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients : en adoptant la première, on risquait de faire perdre le fil chronologique, et en s'attachant à la seconde, on s'exposait à la confusion. Nous avons donc cherché à les concilier, en divisant le chapitre relatif à tel ou tel siècle, en plusieurs paragraphes, selon les pays habités alors par les Juifs. Nous ne nous sommes écarté de cette règle que lorsque l'enchaînement ou l'intérêt du récit l'exigeait.
Malgré le cadre restreint que nous nous sommes imposé^ nous n*avons pas voulu sacrifier la partie littéraire, trop souvent négligée, et nous avons consacré des biographies spéciales aux écrivains les plus célèbres. Nous avons eu recours aux meilleurs auteurs, à Grsetz, Jost, Munk^ etc., à quelques auteurs chrétiens souvent cités textuellement et aux indications bibliographiques qu'a bien voulu nous communiquer M. L. J.Kœnigswarter, H. G. de rinstitut, comme on s'en convaincra par la lecture des Notes (rejetées à la fin). En général, nous avons eu soin d'indiquer les sources auxquelles nous avons^ puisé; d'abord par respect du Suum cuique^ car il ne s'agit pas ici d'une œuvre d'imagination, ensuite pour faciliter les recherches et les développements à ceux qui s'intéressent aux études d'histoire. Notre but serait largement atteint si nous pouvions être utile à ces personnes, tout en restant à la portée de la jeunesse, et nous serions heureux de n'avoir pas démérité de leur bienveillante attention.