CHAPITRE CXXIII
MflBURS DES CITOYENS, DES SEIGNEURS ET DES HARCBANDS. LVXE CROISSANT. ' DIFFUSION DEA LUMIRRES. ORIGINE DU THÉÂTRE.
Tous ces faits nous révèlent que nous touchons à la fui de l'âge que nous avons décrit jusqu'à présent; nous voulons donc nous arrêter encore un moment pour saluer cette génération qui passe, génération d'instinct plus que d'intelligence, qui n'avait pas la connaissance complète de la vérité morale^ et ne sut point transformer les passions en principes moraux.
Les cités portaient ^empreinte d'un caractère monumental qui manque aux villes modernes. Elles étaient entourées de murailles destinées à la défense publique ; bien que la plupart, sur le sol italien, fussent et soient encore ainsi ^ on trouvait souvent entre l'une et l'autre des bourgades et des villages, généralement fortifiés, qui interceptaient ou défendaient les communications.
Devant les villes ou dans le centre à l'intérieur, il y avait presque partout au moins un pont, qui présentait à l'ennemi de nouveaux obstacles. Dans aucune ^ on ne voyait les restes des tours , du haut desquelles avaient dominé les anciennes familles seigneuriales, ^t que la liberté avait abaissées ou réduites à un simple ornement. Puis, là où un prince s'était élevé , il avait construit pour sa défense et contre les autres une citadelle qui devait inspirer autant d'effroi que les églises inspiraient de confiance.
■I»T. DES ITAL. — T. Vil. 1