SAINT IGNACE
de doute et de controverBe. L^institution d'un ordre vigooreu de jeunesse^ instruit ci poli comme le siècle^ veoait àfmioA h propos.
ignace do Loyola, gentilhomme de Guipu8Coa> en Espagne, page à la cour de Ferdinand et d'Isabelle^ puis officier, mm remarquable par son courage que par la beauté de ses fonnes, fut blessé en repoussant l'étranger du sol de la patrie. Pendani (|u'il gardait lo lit, il se mit à lire quelques vies de saints^ et, touché de ces austères vertus^ il consacre sa chasteté à Marie avec les rites chevaleresques^ au moyen desquels d'autres se dé- ; vouaient à une femme; puis^ s'arradiant à sa famille^ il sedirigCj en mendiant et à pied, vers Jérusalem. Sur des instanoei réitérées , il dépose le sac pour prendre un manteau^ un chapeau et des souliers; il fait voile de Barcelone à Gaéte^ au mi* lieu.de tous les déplaisirs réservés à un mendiant, à un étranger, surtout en temps de peste. Lorsqu'il a baisé les pieds d'Adrien VI, il arrive à Venise, misérable, décharné, rebuté de tous, et de là en Palestine. Durant son pèlerinage, il forme le projet de fonder une nouvelle chevalerie pour combattre, nw des géants, des châtelains et des monstres, miais les hérétiques; les mahométans , les idolâtres ; avec six amis^ qui étaient entrés dans ses vues, il fait vœu de se mettre sous Tobéissaoeeda pape pour les missions. De retour en Italie, et agitant les laiges bords de leurs chapeaux castillans , ils prêchent la pénitence dans cet italien espagnolisé, par lequel les indigènes n^étaieot que trop accoutumés à entendre exprimer la menace et ici injures.
Daus les temps de factions, il est commun de voir attribuer à un individu les vices les plus opposés à ses qualités ; on sou^ çonna donc les nouveaux apôtres d'ôtre des hérétiques déguises. Le vulgaire ajoutait qu'ils avaient un démon familier, par lequel ils étaient avertis du moment où ils devaient changer de pays) on fit môme courir le bruit qu'ils avaient été brûlés par rinqni" sition. Mais le nonce pontifical et Jean -Pierre Caraffa, saint homme, comprirent leur vertu , dont ils donnaient la preuve en assistant les incurables ; Paul 111, les ayant trouvés instruits el pieux, les admit au sacerdoce après qu'ils se furent prépares par de rigoureux exercices. Plus tard, quand ils lui présenta rent le projet d'un ordre, avec mission de raffermir la foi, delà propager par les exercices spirituels et la prédication, d'a&sisler les prisonniers et les malades, il l'approuva, en leyr donnant le