D'APRÈS UNE SAHGOINE (XVIII1 SIÈCLE
tefois, nous ne pouvons lui attribuer une autre destination, quand nous apercevons cette poupée couchée dans un lit tout rehaussé d'or et qui tient entre ses bras une mignonne créature venue sans doute pour saluer sa maman à son réveil.
A côté du lit se trouve ce meuble indispensable dont l'inévitable porte à coulisse rappelle les meubles similaires faits à cette époque.
Pour donner à la scène un plus grand aspect de vérité, on n'a pas oublié d'y placer la lampe d'Argand, connue vulgairement sous le nom
de quinquet : elle est ornée encore de son abat-jour en papier vert.
Nous ne pouvons passer en revue chacune des pièces de ce mobilier, tant il est riche et compliqué; disons seulement que ces petits meubles n'étaient pas des modèles, mais qu'ils avaient été spécialement créés pour amuser des enfants.
La plupart des poupées que l'on aperçoit au premier plan dans ce charmant petit intérieur, ont dû être habillées par les cnfauts euxmêmes, car la coupe aussi bien que la couture de ces vêtements dénotent une touchante naïveté.
Au point de vue de l'ébénisterie, la fabrication est des plus simples : c'est du bois blanc simplement cloué et ajusté d'une manière un peu