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XIV. — La bijouterie de Saint-Claude

La réputation de la fabrication parisienne a toujours été notoire, aussi bien pour les jouets que pour tous les autres articles de goût. Il a cependant fallu s'adresser à la province pour obtenir une production à bon marché, qui était surtout utile pour les amusements des enfants.

JOUETS DE PETITE FILLE ET DE PETIT GARÇON d'après une lithographie du second Empire.

Longtemps nous avons été tributaires de l'Allemagne pour tous les objets en bois d'un prix minime, et ce n'est que vers le commencement de ce siècle, après le grand incendie qui détruisit Saint-Claude en 1799, que les habitants de cette ville se mirent à façonner, avec du bois léger, de petits meubles, de petites voitures et toutes sortes d'articles connus sous le nom de joujoux d'Allemagne.

Pour être sincères, il faut avouer que la plupart des modèles avaient

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été empruntés à nos voisins, et qu'au début on se contenta de les copier exactement.

Tout ce qui vient de cette contrée est désigné sous le nom de bijouterie de Saint-Claude : c'est une dénomination un peu ironique

LES PLAISIRS DE L'ETE d'après une vignette du premier Empire.

peut-être, qu'importe ? Cette bijouterie, sans doute, n'est pas taillée dans l'or, mais, ce qui vaut mieux, elle en produit.

Les artisans parisiens, en voyant la vogue obtenue par ces articles, ne voulurent pas rester en arrière et, dans le rapport de l'Exposition de 1849, on parle de ces millions de lits, de fauteuils et de chaises en miniature qui sortent annuellement des mains des ébénistes bimbelotiers du quartier du Temple et du faubourg Saint-Antoine, pour être expédiés de là dans toute la France et même, ne craignons pas de le dire, dans le monde entier.

LA PETITE CLASSE d'après une vignette du premier Empire.

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