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LA PETITE ARMÉE

D APRES UNE IMAGE POPULAIRE lilJ DEBUT DU XIX" SIÈCLE.

Une autre petite scène représente la forge : un maréchal et son aide sont occupés à ferrer un cheval hlanc encore tout harnaché.

L'exercice du canon n'a pas été oublié : six servants se tiennent autour d'une pièce qu'ils s'apprêtent à faire partir à l'aide d'une mèche placée à l'extrémité d'une longue tige de fer. Dans ces divers petits sujets, les personnages et les animaux seuls sont en plomb, les voitures sont en bois peint et laqué. Les terrasses sur lesquelles reposent ces diverses petites scènes sont formées d'une planchette couverte d'un petit sable tin maintenu au moyen d'une couche de colle.

Les divers personnages mesurent environ de 32 à 35 millimètres de hauteur; les chevaux et les voitures sont faits à la même échelle.

L'ensemble de ces objets est traité avec un grand soin, mais on ne saurait leur attribuer une origine française et, à l'inspection des uniformes, il est à peu près certain que c'est dans la ville de Nuremberg qu'ils ont été fabriqués par quelque habile artisan.

XXr. — Soldats de plomb des dix-huitième et dix-neuvième siècles.

Une collection de soldats de plomb bien plus précieuse a été obligeamment prêtée par M. François Carnot.

Le cavalier qui se trouve sur la première ligne est un officier des gardes du corps de la maison du roi Louis XV (1). Les trois soldats qui marchent à la suite sont des grenadiers de la garde prussienne du roi Frédéric II, 1744-1750. Vient ensuite un fantassin Louis XV, dont nous avons retrouvé le moule qui avait servi à le fondre. Les trois derniers soldats de la première ligne et les quatre premiers de la seconde ligne représentent l'infanterie légère française vers 1797. Les soldats, qui portent le schako surmonté d'un pompon rouge, appartiennent à la même arme, mais ils ne datent que de 1801. Les trois derniers soldats de la seconde ligne et les trois premiers de la troisième portent l'uniforme de l'infanterie de ligne espagnole vers 1805, troupes de la division de la Romauia. Le fifre et le tambour qui viennent ensuite dépendent de l'infanterie légère du régiment de Guadalaxara, tandis que le dernier troupier est un sapeur de la garde.

Le cavalier qui précède les quatre hussards est l'officier des troupes d'infanterie légère de la division de la Romania; derrière lui viennent quatre hussards figurant le premier régiment de lanciers de la garde

(1) Nous sommes redevables de tous ces renseignements a M. G. Classer, sous-directeur des chemins de 1er du Midi, dont l'érudition n'a d'égale que la bonne grâce avec laquelle il veut bien en l'aire profiter ceux qui ont recours à lui.

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