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LE VOLTIGEUR MECANIQUE

MONTÉ SUR UN PORTIQUE EN ROIS SCULPTÉ, PEINT ET DORÉ COLLECTION CE M. HENRY D'ALLEMAGNE (ÉPOQUE LOUIS XVI ) .

Louis XVI : cette pièce qui provient, selon toute vraisemblance, d'un cabinet de physique avait été traitée avec un soin remarquable; elle figure un acrobate se livrant aux exercices de la barre fixe; le mouvement est des plus compliqués, car il consiste en une série 'de fines corde-

lettes passant à l'intérieur de la barre fixe et reliées à des contrepoids. Le mouvement est donné au moyen de leviers semblables à des touches de piano; l'on aperçoit alors l'équilibriste saluer le public, puis faire un rétablissement sur les bras qui se termine par une culbute. Pour remonter les contrepoids à leur place, on continue à appuyer sur les pédales et le petit personnage exécute un rétablissement en sens inverse, puis il écarte légèrement les jambes, les referme et salue une dernière fois le public, pour le remercier en quelque sorte de sa bienveillance.

Cette pièce de précision est montée sur deux pilastres de forme carrée,

terminés par des vases ; une riche décoration en bois sculpté et doré indique sa date avec plus de certitude que si le chiffre en était gravé sur le bois.

Dans le supplément de la Magie blanche, on décrit un jouet, qui devait être un objet analogue, sous le nom de « Voltigeur mécanique » ; l'automate est attaché par les mains à une barre de fer, lisons-nous dans ce recueil, et cette barre représente une corde bien tendue; les bras sont inflexibles aux coudes, mais ils peuvent se mouvoir circulairemeut auprès du troue, étant attachés aux omoplates par une espèce d'articulation mobile ; pour faire mouvoir cette pièce, on avait recours aux bons offices d'un compère qui tournait la manivelle; on voyait alors l'automate, dont les bras, en commençant, étaient parallèles à l'horizon, s'élever peu à peu jusqu'à ce que les mains fussent posées verticalement et parallèlement au reste du corps. Avec le secours d'un nouveau mouvement imprimé à la manivelle, la partie supérieure des bras se posait en avant et entraînait, au contraire, le reste du corps. Pour compléter l'illusion, le compère devait, au moyen d'un léger fil d'archal, détacher l'automate de la barre pour empêcher que la supercherie ne fût découverte par le public.

XIII — Les sauteurs chinoist

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