‹ Histoire des jouetsChapitre 219 sur 236 · VII. — Lé Singe et la lanterne magique. Fable de I iorian · texte numérisé non relu

VII. — Lé Singe et la lanterne magique. Fable de I iorian

La lanterne magique permet d'obtenir des effets qui sont parfois tout à fait surprenants. Le Père Kireher, aux travaux duquel nous avons déjà eu si souvent recours, explique comment on peut faire paraître un appartement semé de rubis, de topazes et d'émeraudes : « Après avoir fermé tous les volets d'une chambre exposée au grand soleil, ou ouvre, dit-il, un petit espace rectangulaire par où entrent les rayons du soleil; ceux-ci sont reçus par une suite de prismes en cristal maintenus dans une sorte de cadre. On fait ensuite traverser les mêmes rayons à travers six lentilles taillées à facettes, placées autour d'un septième verre de même diamètre; ces facettes percent les rayons colorés de manière à former des taches brillantes sur le sol de la pièce, qu'on serait tenté de croire pavée de pierres précieuses de la plus belle eau. » La lanterne magique a été immortalisée dans la fable de Floriau intitulée : le Siiti/e et la Lanterne magique :

Les spectateurs, dans une nuit profonde, Fcarquillaienl les yeiu el ne pouvaient rien voir,

L'apparlemeni, le mur, tout était noir.

« Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles

Dont il étourdit nos o cilles

Le fait est que je ne vois rien.

— Ni moi non plus, disait un chien.

— Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose,

Mais je ne sais pour quelle cause,

Je ne dislingue pas très bien. »

LE MONTREUR AMBULANT DES VUES D'OPTIQUE d'après une lithographie du Premier Empire.

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