DÉFORMATION DES IMAGES ET LEUR REDRESSEMENT SUR UN MIROIR CYLINDRIQUE
écuyère, faisant de la voltige sur un cheval, passer au travers d'un cerceau pour retomber ensuite gracieusement sur sa selle.
Tous les sujets peuvent prêter à cette représentation, et l'image animée présentera d'autant plus de réalité, qu'elle sera composée de la succession d'un plus grand nombre de scènes, dans lesquelles les mouvements seront suffisamment gradués.
Les inventeurs de cet amusement ayant trouvé que le nom « phénakisticope » n'était pas suffisamment barbare, avaient imaginé ceux de
« thaumatrope », « fantascope», mais le public, qui avait déjà eu beaucoup de peine à s'habituer à la première dénomination, refusa d'accueillir les autres, ce en quoi il eut pleinement raison.
Un autre divertissement, que l'on peut mettre au nombre des amusements physiques et mathématiques, consiste dans le redressement d'images qui sont présentées au joueur dans l'état où elles se trouveraient après avoir été réfléchies par un miroir concave. Il y a quelques années, cet amusement fut vendu dans les boutiques du jour de l'an comme une des dernières inventions de l'industrie parisienne.
Cette découverte aurait été cligne de figurer dans l'ouvrage si remarquable qu'Edouard Fournier a publié sur le Vieux neuf, car le Père Kircher, dans son traité An magna htcis et umbrse (Rome 1645), cite cette expérience à l'appui de sa théorie sur les miroirs concaves et convexes. Nous reproduisons, en outre, une gravure ayant servi à ce jeu, et qui remonte certainement aux premières années du dix-huitième siècle; elle porte encore le nom de l'éditeur, et se vendait à Paris, chez J. Baudemont, sur le pont Notre-Dame.