LES CONFIDENCES DE LA POUPÉE
D'APRÈS uni; LITIIOOIUPHIE DE DEVERIAi (1832.)
l,.-i plupart des bustes de poupées sont faits de papier mâché, ('/est la Saxe qui les fournil et c'est d'Angleterre que nous lirons les bustes de cire. On a imaginé de faire en France des bustes de porcelaine; mais celle fabrication, négligée chez nous, a été introduite en Bavière, en Prusse et en Autriche; elle a acquis un certain développement à Cobourg, Sonnenberg et
Nuremberg. Les bustes qui viennent de ces fabriques sont assez bien exécutés; la, partit! postérieure de la. léle est coupée, car, celle porcelaine devant payer l'entrée à raison de 3'r,80 par kilogramme, on est obligé de diminuer le plus possible le poids de ces objets. Les bustes numéro V coulent ;i Cobourg 10 francs la douzaine et la douzaine pèse à peu prés L2 kilogrammes. Les frais de transport sont d'environ ,'t francs par douzaine.
Eu France, les bons peintres sur porcelaine croiraient déroger en peignanl îles tètes de poupées, de sorte qu'on est obligé d'employer celles de Cobourg et de Sonnenberg, qui supportent un droit dédouane de 7 p. 100.
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D'APRÈS UNE LITHOGRAPHIE DE PH1LIPON, l83o
Pour lutter contre la concurrence anglaise, nous avons essayé de faire en France des figures de cire pouvant également être employées pour les poupées; nous devons même faire observer que nous avons été, à une époque beaucoup plus ancienne, les premiers à exécuter en cire de véritables statues coloriées à l'imitation de la nature. Les Anglais nous ont ensuite copiés et nous avons été longtemps leurs tributaires sous ce rapport. Nous ne nous étendrons pas sur ce sujet qui sort un peu de notre cadre, car les reproductions de personnages grandeur naturelle sont plutôt d'il domaine de la statuaire proprement dite que du jouet.