‹ Histoire des JuifsChapitre 16 sur 104 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

SIMÉON LE JUSTE KT SES DESCEiNDANTS

Depuis un siècle et plus, — depuis la mort de Nëbémie, — le peuple juif offrait, à Tintérieur, rimage d*uDe larve qui Ole sa coque et en tire lentement le tissu de sa propre substance ; à Yexr lérieur, celle d*un souffre-douleur en butte aux mépris et aux humiliations, et les subissant en silence. Il n*avait encore produit aucune individualité assez puissante pour le trantformer en lui imposant sa pensée propre, aucun personnage assex influent pour lui imprimer une action énergique et féconde. G*e8t tovfjours du debors, c'est des bommeséminenls de la Babylonie ou de la Perse que lui vint rimpulsion, le signal du progrès. Mais sa nouvelle situation politique le séparait des frères qui vivaient dans ces pays-là. Entre les Judéens de TEuphrale ou du Tigre et ceux de la mère pairie, ne pouvaient plus subsister ces actives relations d'autrefois. En effet, les maisons régnantes, la dynastie desSéleiicides et celle des l'toléinées, se regardaient mutuellement avec déflance, et de fréquentes visites des Judéens de la Syrie à Jérusalem auraient été vues de mauvais œil à Alexaiuliie. Si le peuple de Palestine n'eût trouvé chez lui-niùnie le ressort nécessaire pour se relever, il était perdu ou, ce qui revient au même, annihilé ; car un peuple qui, pour se conserver ou s'agrandir, a besoin du secours d'aulrui, est condamné à la décadence et à reffacement. Mais le peuple juif ne devait pas périr, et il vit surgir au bon moment l'homme qu'il lui fallait, l'homme qui, par son intelUgence et âoa énergie, devait sauver son peuple de la ruine imminente.

Cet homme était Siméon le Juste^ (Ils d'Oaias qui florissait

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