‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française (volume 3)Chapitre 40 sur 138 · Orlando furioso, chant XIX, stance · texte numérisé non relu

Orlando furioso, chant XIX, stance

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Tantôt il prend à Catulle l'image charmante sous laquelle ce poète représente la virginité :

La jeune vierge est semblable à la rose, Qui, le matin, sur son natal rameau, Dans un bosquet seule et calme repose Loin du pasteur et du bêlant troupeau ; Le doux zéphyr et l'aube jeune éclose, L'onde et la terre adorent son berceau ; Les jouvenceaux et leurs belles maîtresses De sa beauté veulent parer leurs tresses.

La virginella e simile alla rosa Ch' in bel giardin, sulla nativa spina Mentre sola e sicura si ri posa, Ne gregge ne pastor sele avvicina ; * L'aura soave a l'alba rugiadosa L'acqua e la terra al suo favor s'inchina ; Giovani vaghi e donne innamorate Amano averne e seni e tempie omate.

On lisait dans Gatullle

Ut flos in septis secretus nascitur hortis, Ignotus pecori, nullo contusus aratro, Quem mulcent aura?, firmat sol, educat imber ; Multi illara pueri, multae optavere puellae.

Souvent c'est à Virgile qu'il s'adresse : il imite ses comparaisons de TÉridan débordé 4 , du lion qui fuit en menaçant*, beaucoup d'autres qu'il serait trop long d'énumérer. Quelquefois c'est une scène tout entière, un tableau complet qu'il enlève, mais avec l'adresse de Gacus, en dissimulant les traces du larcin. C'est ainsi que l'entreprise hardie de Rodomont, qui entre seul dans les murs de Paris assiégé, est imitée de l'assaut de Pyrrhus au palais de Priam, et de l'irruption de Turnus dans le camp des Troyens; et si dans quelques parties la supériorité appartient au chantre

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