‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française (volume 4)Chapitre 3 sur 121 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

<t Dans nos recherches de littératures « étrangères, nous ne devons nous atta- « cher qu'aux noms célèbres et atfx esprits « originaux dont Tinfluence s'est exercée « sur l'Europe et sur la France. »

VILLEMAIN, Tableau de la littérature au moyen âge, xiii* leçon.

Nous avons déjà, dans notre Histoire de la littérature française^ esquissé le plan du livre que nous offrons aujourd'hui au public. Nous y considérions la France comme le cœur de l'Europe, comme le centre d'où partent ou auquel aboutissent tous les mouvements de ce grand corps. « Au moyen âge, disions-nous, c'est la France qui donne l'impulsion et jette au dehors ses fécondes pensées : les nations voisines les recueillent avec empressement et quelques-unes en font leurs chefs-d'œuvre. Bientôt après, commence un reflux non moins remarquable : la France absorbe et transforme au seizième siècle l'Italie, au dixseptième l'Espagne, l'Angleterre au dix-huitième, et de nos jours l'Allemagne. Il semble que, pour devenir européenne, toute pensée locale doit d'abord passer par la bouche de la France. »

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