‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française (volume 4)Chapitre 53 sur 121 · The ofOciou& Muses came along · texte numérisé non relu

The ofOciou& Muses came along

A gay, harmonious ((Uire, like angels ever young.

de Tautre; celui-là, par une excentricité assez digne du climat, chantait la gloire du charbon de terre, et terminait sa tirade en s'écriant : « Le soleil est la houille du ciel, et la houille est notre soleil*. » Un jeune poète qui payait alors son tribut à la mode, poussant le mauvais goût à ses dernières limites, décrivait ainsi la petite vérole:

Véritable ordure de la boîte de Pandore. Des vésicules gonflées d'orgueil s'élevaient tout à coup telles que des boutons de rose se montrant à travers «sa peau de lis (de Lord Hastings). Chaque petite pustule contenait une larme pouc pleurer son propre ravage; car, rebelle Qt en guerre contre son seigneur, elle conspirait contre sa vie. Ou bien étaient-ce là les pierres précieuses destinées à orner son corps, qui servait lui-môme de cassetle au trésor si riche de son àme? Il n'y avait aucnn besoin qu'une comète prédît le sort de celui dont le corps pouvait bien être assimilé à une constellation^.

C'était la. recherche desrécieuses Pridicules, moins leur délicatesse, L'Angleterre avait son hôtel de Rambouillet après son Corneille, Louis XIII après Louis XIV. En 1660 la poésie anglaise voguait en plein Marini.

Toutefois ces poétiques oripeaux de Tancienne cour parurent un peu vieillis à la nouvelle. Les jeunes courtisans, formés au langage et aux manières de la France, essayèrent une poésie moins tourmentée et plus gracieuse. Waller, Suckling, Denham, n'étaient pas assez savants pour écrire si mal : à Texemple des seigneurs de la cour, des Buckingbam et des Rochester, ils se jetèrent dans les vers de circonstance, dans les madrigaux, les satires; leurs vers prirent du naturel et surtout de l'harmonie. D'ailleurs le roi Charles II était un homme d'esprit : l'influenoe des femmes qui donnèrent bientôt le ton à la cour, en bannit peu à peu le pédantisme, et n'y laissa que la frivolité.

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