PRÉFACE. VII
Sans restreindre en aucune façon ma liberté d'ëcrivain, ma liberté de dissentiment, il Ta éclairée de son savoir et de ses conseils. Le ministère de l'Instruction publique, où il a laissé d'ineffaçables traces, nous Ta rendu, à l'Histoire et à moi, tel et meilleur encore qu'autrefois : à elle avec toute sa verve et son talent, mûri par l'expérience des hommes et des affaires, à moi avec toute son amitié.
Je dois aussi des remerciements publics à mon vieil ami, le savant magistrat et bibliophile Hyacinthe Yinson. Depuis longtemps déjà il avait suivi tous mes pas dans toutes mes publications; aujourd'hui j'ai pu l'entraîner, non seulement en Italie et en Espagne, où le traducteur de Dante et d'Ercilla était chez lui, mais encore en Angleterre et en Allemagne, sans le dépayser ni épuiser son savoir ou son dévouement.
C'est à lui que je dois, entre autres services, la rédaction des Notices de bibliographie, qui constituent, pour les auteurs du dix-neuvième siècle, un complément utile de mon ouvrage.
La première édition de ce livre, accueillie avec bienveillance par le public, a subi, de la part de certains reviewers des remarques sévères, causées presque toutes par un malentendu. Ces critiques nous ont reproché de n'avoir pas fait, ce que nous nous serions certes bien gardé de faire, une dissertation plus ou moins érudite sur les influences mutuelles des diverses littératures, une espèce de mémoire pour l'Académie des Inscriptions et BcUes- Lctlres. Notre dessein est tout autre et mom» ^iû\À\!vi\rL \
on se plaint iicniiia lonzteniDS fti "l i in le .eiir* «iCudo* beancoap déjeunes içeiL* et le eimes illis. rue aième un. bon nombre cK^liommes -h ie :eiii:3.i:s iil 3ioniie n'ont presque aucune coimaiààance i&^ .iinvain^ -^crantr^rs les plus célèbres, et nuounxent le ^loyemî^ l'aLÛc^ï pour viumbler cette lacune. Nous avons voulu ^e*^ y uaer. dn niaçant sous leurs yeux, dans un. âXDOs ^iommaire oiai:» non aride, l'ensemble du mauYsment iictéraix^ «le l'Europe. Après leur avoir donné l'Histoire le la lUUT'nuris -runcràiie. parvenue aujourd'hui à s& vin^-àeuxième r^^iiaon* aous leur racontons ici rhiatoini des iitteraniros^ Toismes de It France, dans les époques aà eiles wnc vonues en contact avec nouSy ah elles ont favorisé au moàiiié les dniveloppc* menta de notre esprit. Nous avons tàimé« ^suivant Texcelient principe de Villemainy notre maître «{u'on lie on tête d» eette préface), de mettre en relief Les écrivains orisinaax^ les grands noms devenus frani^ais par Leur papularitê, umversels par leur influence^ ceux qui apparii*inji«nt désormais à ce que &oethe appelle si noblement «^ la littératurs du monde {die Velllileralur j^. ^
Voilà ce que nous avons voulu ^re,,et pas autre chose J n\ notre titre ne Ta pas dit assez clairement, notre titre H au tort, et ces lignes, que nons ajoutons à notre préfacoy n'(mt pas d*autre but que de le lui reprocher. i