‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avee le développement de la littérature frana̧iseChapitre 69 sur 107 · Mme de Staël, Dé V Allemagne, chapitre, t · texte numérisé non relu

Mme de Staël, Dé V Allemagne, chapitre, t

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développe les idées les plus élevées que Tâme de l'homme ;^eut concevoir. Telles sont ses odes à ses amis Giseke et Ebert, celJes àFanny, à Gidli; les odes religieuses, Le printemps^ Les mondes^ Le consolateur; enfin celles qui s'inspirent des sentiments patriotiques, telles que : Ma patrie, Hermann, Notre Langue, etc. Ses Élégies et ses cantiques spirituels sont à peine inférieurs aux Odes.

Ses trois essais dramatiques, La mort d^Adam, Salomon et David, méritent moins d'éloges. Il en est de même de ses chants bardiques ; Le combat d'Hermann; Hermann et les princes; La mort d'Hermann^ et de ses Épi^ grammes^. »

Klopstock, comme on devait s'y attendre, eut de nombreux imitateurs : la a poésie séraphique », les « patriarchadcs », furent quelque temps à la mode. Le vieux Bodmer lui-même, le patriarche de l'école suisse, publia une Noachide.

D'autres poètes empruntèrent à l'auteur de la Messiade ses descriptions de la nature. Celui d'entre eux qui eut en France la plus grande vogue, fut le Suisse Gessner (1730- 1787), auteur AUdylles sentimentales et d'un poème narratif, La m,ort d'Ahel, tout cela fade et ennuyeux.

Les cantiques de Klopstock inspirèrent les Schmeizer- Lieder de Lavater, autre Suisse né en 1741, mort pasteur à Zurich en 1801, plus connu en France et même en Allemagne par son système de physiognomie.

Pendant ce temps Técole de GottscWi, ou plutôt l'inspiration française qui l'avait fait naître, avait aussi sou grand écrivain, son élégant et ingénieux poète, Christophe- Martin Wieland (1733-1813). Né en Souabe à Ober-Holzeim, près de la ville impériale de Biberach, Tenfant qui devait être le Voltaire de TAUemagne (autant qu'un Allemand peut être Voltaire) eut pour père un pasteur piétiste

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