Ilml. l'ci-l. III
'J. 1)11) Ootsii's, I.WIII, I.
a. Ui«t. ceci, III, -H\, H.
SOUS prétexte de crimes (flagitia). L'Apocalypse montre d'ailleurs qu'une lutte sans merci est engagée entre l'Eglise et l'empire romain; ce qui n'était pas encore le cas au temps de Néron.
Enfin, après la mort de Néron, le bruit se répandit en Achaïe et en Asie que Néron vivait encore et qu'il reviendrait bientôt. Et encore, sous Trajan, il en était qui croyaient à son retour ' . Or, XXI, 10, il semble bien qu'en divers passages l'auteur de l'Apocalypse fait allusion à ce retour de Néron ; c'est la bête de l'Apocalypse et cette bête était et elle n'est plus ; elle doit monter de l'abîme, XVII, 8, et 11, cette bête est ellemême un troisième roi, et elle est du nombre des sept, parole qui suppose que Néron, le cinquième roi, serait aussi le huitième. Ce n'est donc qu'après la mort de Néron que l'Apocalypse a pu être écrite, au temps où de faux Néron essayèrent de s'emparer de l'empire, vers l'an 88, sous le règne de Domitien. Il y en eut un, il est vrai, en G9.
Ces arguments n'ont pas convaincu tous les critiques. On fait observer, d'abord, que le texte d'Irénée, le plus puissant en faveur de l'époque de composition à la fin du i" siècle, n'est décisif que si l'on croit que «itoxaXu(|;i; est le sujet de étopâôyi. Si l'on suppose que b 'Iwâvvyjç en est le sujet, la date indique simplement jusqu'à quelle époque vécut l'apôtre Jean. Il semble que cette seconde supposition n'est guère en rapport avec le texte que voici : Si' exetvou àv IppéOr) tou xai t^v