Ib., t. II, p
lypsc, XVII, 8, 11, où il est dit que la Bétc, qui était et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi et, en même temps, l'un des sept rois. Or, Néron est un des sept premiers empereurs, mais il n'est pas mort, d'après la légende, il doit revenir et sera le huitième roi. Cependant, ce huitième roi. qui a été déjà lun des sept premiers, ce n'est peut-être pas Néron ressuscité, mais Domitien, qui fut un autre Néron, persécuteur des chrétiens. Lui aussi, comme Néron, il se déclara Dieu<.
Mais la Bête, c'est aussi l'empire romain, personnifié par Rome, la grande courtisane, assise sur la Bête à sept têtes, qui s'est enivrée du sang des saints et des témoins de Jésus, XVII, 1,9, 6. Il est fait allusion ici aux persécutions qu'ont eu à subir les chrétiens à Rome, par l'ordre de Néron.
La seconde Bête, celle qui monte de la terre, c'est probablement la province d'Asie, représentée par son proconsul , et la Commune d'Asie et son chef l'Asiarque, qui organisait le culte de l'empereur et y présidait. En Asie, le culte impérial était officiellement établi, et, tous les cinq ans, dans une ville qui possédait un temple de Rome et d'Auguste, DsêaaTEïov, on célébrait des fêtes en l'honneur de l'empereur," Cinq des villes nommées dans l'Apocalypse avaient été le lieu de ces fêtes : Éphèse, Smyrne, Pergame, Sardes et Philadelphie. Tout ce qui est dit de cette seconde Bête répond bien aux actes de ce double pouvoir civil