‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 2 sur 137 · In Joan. Xlll, .'iC: Ep · texte numérisé non relu

In Joan. Xlll, .'iC: Ep

vangilo et des épîtres, il n'a pas écrit l'Apocalypse et inversement. Baur et les tenants de l'école de Tiibingen. jusqu'à Hilgenfeld et Krenkel, ainsi que Lucke. Neander, Bleek. Credner, Ewald, Reuss, Diisterdieck, Wieselcr, et, dit Holtzmann ^. « tous les représentants d'une critique exercée méthodiquement ». attribuent l'Apocalypse à Jean l'apôtre, mais non l'évangile et les épîtres. Wisner Bacon ^ est aussi de cet avis. Von Soden attribue l'Apocalypse et les épîtres à Jean le presbytre et lévangile à un disciple de celui-ci. J. Réville attribue l'Apocalypse et l'évangile à deux écrivains différents, dont aucun n'est Jean l'apôtre.

D'autres critiques. Vitticlien, attribuent à Jean l'évangile et les épîtres, ou au moins la première, mais non l'Apocalypse. Les critiques protestants, Doncker- Curtius. Niermeyer, Eichhorn. Hug, Lechler, Hase, Godet. Gebhardt, Luthardt, Westcott, Salmon, Presscnsé, B. Weiss, Zahn, etc., et tous les critiques catholiques admettent l'identité dauteur pour les trois écrits. Harnack admet un auteur unique, Jean le presbytre, pour deux écrits. « Je professe ^, dit-il, cette hérésie critique, qui rapporte à un seul auteur l'Apocalypse et l'évangile avec cette présupposition que l'Apocalypse est un remaniement d'une et même de plusieurs apocalypses juives antérieures. Je sépare les éléments chrétiens, à peu près comme Vischer l'a fait.

i. Einl. in dasN. T., p. 471, Freiburg, 188C. -2. Intr. to Ihe N. T., p. 238. New-York, 1900. 3. Die Chron. der altchr. Littérature Band, p. C7S, Leipzig, 18tn.

et je vois dans ceux-ci le même esprit et la même main qui nous a livré l'évangile. » D'après Bousset', les écrits proviendraient dune même école. Après avoir reconnu une parenté étroite entre la langue de l'Apocalypse et celle du IV^ évangile, il ajoute : « On a certainement raison, quand on met sur le compte du dernier rédacteur de l'Apocalypse cette couleur johannique de la langue. Mais ici encore on peut dire que ce rédacteur a transformé la matière qu'il avait devant lui, beaucoup plus profondément que l'on n'a coutume de le supposer. Il semble que les parallèles linguistiques que l'on relève justifient la supposition que l'Apocalypse procède aussi des cercles qui étaient sous l'influence de Jean d"Asie Mineure. Et ce SouXo; 'Iwàvrjç sous le nom duquel l'ouvrage est placé, ne doit pas être un autre que ce Jean d'Asie Mineure. »

Etablissons maintenant les faits en examinant les différences et les ressemblances qui existent entre le IV^ évangile et l'Apocalypse.

I. Différences. — 1. Vocabulaire. Le IV*' évangile et l'Apocalypse n'emploient pas les mêmes mots pour exprimer les mêmes idées : (j^eusTri;, év. et <]/euS-/i<;, Ap. ; tSe et tSou; xoffjjioç et oîxoufxÉvY] ; TrtffTeugtv etoixoXoyeïv etlj^eiv T^ {jiapTupiav XptaTou; dpvi'ov et àfjivoç, 'lEpoaôXujjia et 'lepou- <s(tkf\\x. Parmi les nombreux qualificatifs que l'Apocalypse donne au démon : ô Spdxwv ô [j^éYaç, ô ocpi;, 6 àpj^aïo<;, ôSiâêoXoç, ô (jatavaç, 6 TcXavôiv Trjv oixoufxévTjv, nous nc trouvons pas ceux qu'emploie le IV'' évangile : ô àp^^wv toλ

Page 1