‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 4 sur 137 · Op. cil., p · texte numérisé non relu

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pliique et avec un caractère matérialiste juif, dont le quatrième évangéliste ne voulait rien savoir. Il est le lion « issu de la tribu de Juda, V, 5, « la racine de David » et « le rejeton de David », V, 5; XXII, 16, « létoilc brillante du matin », XXII, 16, « le premier né d'entre les morts », I, 5, image qui peut s'accorder avec la théologie paulinienne, mais qui aurait été un blasphème dans la bouche du IV^ évangéliste. » Qu'on lise le portrait du Christ céleste dans Ap. I, 12-18 et que l'on cherche un point commun entre cette notion du Christ et celle qu'enseigne le IV'' évangile. « N'est-il pas évident, continue J. Réville*, que ce Christ apocalyptique n'est plus du tout le même que la Parole du IV'^ évangile, que les yeux de la chair ne peuvent pas reconnaître, mais qui se révèle aux adorateurs en esprit et en vérité? Le Christ apocalyptique est « le vivant k, I, 18; le Christ du IV^ évangile est « la vie. »

En fait, les deux portraits du Christ sont différents sans être contradictoires ; ils sont tracés avec des traits distincts, mais qui peuvent se rapporter au même personnage. L'Apocalypse n'a pas envisagé le Christ sous le même aspect que l'évangile. Ici, d'ailleurs, on a relevé uniquement les traits du Christ historique. On laisse aussi de côté toutes les caractéristiques qui> dans l'Apocalypse, sont attribuées au Christ, et qui concordent avec celles du IV* évangile. Nous aurons à les relever plus tard.

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