‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 68 sur 137 · I. MANIFESTATION PUBLIQUE, I, 19-XII · texte numérisé non relu

I. MANIFESTATION PUBLIQUE, I, 19-XII

Témoignages de Jean-Baptiste, I. 19-34. L'évangéliste rapporte d'abord deux témoignages de Jean- Baptiste sur Jésus-Christ.

1" Les Juifs, ceux qui seront les adversaires de Jésus, envoyèrent des prêtres et des lévites qui interrogèrent Jean sur sa personne et sa mission, 19-22. Il répondit qu'il n'était ni le Christ, niÉlie, ni le prophète, mais qu'il était la voix qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur. Il baptise dans l'eau, mais il y a quelqu'un au milieu d'eux, dont il n'est pas digne de dénouer le cordon de sa chaussure, 23-28.

2" Le lendemain. Jean précise son témoignage. Voyant Jésus venir à lui, il déclara que celui-ci était l'Agneau de Diru, qu'il était celui dont il a dit qu'il l'a dépassé et qu'il est venu baptiser dans l'eau, afin qu'il soit manifesté à Israël, 29-31. Il a vu l'Esprit descendre et reposer sur lui. Dieu qui l'avait envoyé baptiser dans l'eau lui a dit que celui sur qui il verrait descendre l'Esprit est celui qui baptise dans l'Esprit Saint, 32. 33. Jean résume son témoignage : Et j'ai vu et j'ai attesté que celui-là (Jésus) est le Fils de Dieu, 34.

Révélation de Jésus aux premiers disciples, I, 35- 52. Le lendemain, Jean affirma de nouveau que Jésus était l'Agneau de Dieu, 35, 36. Deux de ses disciples, André et le disciple anonyme, suivirent Jésus et lui de-

mandèrent où il demeurait. Jésus leur dit de venir. Ils restèrent près de lui ce jour-là, 37-39. André déclara à son frère Simon qu'il avait trouvé le Messie et le conduisit à Jésus qui lui donna le nom de Céphas, 40- 42. Le lendemain Jésus dit à Philippe de le suivre. Celui-ci affirma à Nathanaël qu'il avait trouvé le Messie ; c'est Jésus de Nazareth, 43-45. Nathanaël, d'abord incrédule, crut à la parole de Jésus et confessa qu'il était le Fils de Dieu, le roi d'Israël, 46-49. Jésus conclut que Nathanaël a cru à sa parole, mais ils verront des choses plus grandes encore, 50-51.

Première manifestation de Jésus en public, II, 1- 12. Jésus fut invité à des noces à Cana, 1, 2. Le vin venant à manquer, à la prière de sa mère, il changea en vin l'eau de six vases de pierre, 3-8. Etonnement du chef de la table. Ce fut le premier miracle de Jésus et par là il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui, 9-11. Jésus descendit à Capharnalim, 12.

Manifestation de Jésus à Jérusalem ; croyance et incrédulité, II, 13-25. Jésus alla à Jérusalem pour la Pàque, 13. II chassa les vendeurs du temple et leur dit : Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de marché, 14-16. Il proclama ainsi devant tous que Dieu était son Père et cette action rappela aux disciples la paroles de l'Ecriture : Le zèle de ta maison me dévore, 17. Les Juifs demandèrent à Jésus un signe qui établît son droit d'agir ainsi. Jésus leur dit de détruire le temple et qu'il le relèverait en trois jours, 18, 19. Ses interlocuteurs entendirent la réponse au sens matériel, tandis que Jésus parlait du temple de

son corps. Les disciples comprirent après sa résurrection, la signification de cette parole, 20-22. Voyant les miracles que faisait Jésus, beaucoup crurent en lui, mais il ne se fiait point à eux. car il les connaissait, 23-25.

Jésus expliqué à Nicodème quelle est sa mission, III. 1-21. La manifestation de Jésus devient plus complète ; Tévangéliste expose le plan du salut par Jésus crucifié et rédempteur. Un chef des Juifs, le pharisien Nicodème. vint de nuit vers Jésus et confessa qu'il croyait que Jésus était venu de la part de Dieu et que Dieu était avec lui, 1. 2. A la demande du pharisien Jésus répondit que pour posséder le royaume de Dieu. il fallait être né d'en haut. Nicodème prit la réponse au sens matériel, 3, 4. Jésus lui expliqua qu'il fallait naître de l'eau et de l'Esprit, car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'esprit est esprit. Il est nécessaire de naître d'en haut. De même que le vent souffle oîi il veut et que Ton ne le connaît que par ses effets, ainsi en est-il pour quiconque est né de l'esprit. 5-8. Nicodème demanda encore comment cela pouvait se faire; Jésus s'étonna de son ignorance à lui, le docteur d'Israël, 9, 10.

Il semble qu'ici, y 11-21, l'évangéliste prend la parôle pour expliquer le plan du salut par Jésus; ce n'est plus celui-ci qui parle à Nicodème, car, au f 11, les interlocuteurs sont au pluriel et le Sauveur est nommé cinq fois à la 3'' personne et il est désigné aussi par ce titre : le Fils de l'homme. Il atteste qu'il parle de ce qu'il sait, de ce qu'il a vu. et l'on n'accepte pas son témoi-

gnage, 11. Sil'on ne croit pas quand il parle des choses de la terre, comment le croira-t-on quand il parle des choses du ciel, que personne ne connaît, sinon le Fils de l'homme, qui est dans le ciel? 12-14. Il explique quelles sont ces choses célestes. Moïse éleva dans le désert le serpent dont la vue devait guérir les Israélites ; de même, le Fils de l'homme est élevé afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle, car Dieu a aimé le monde jusqu'à donner son Fils unique, afin que par la foi chacun ait la vie éternelle, 15. 16. La mission du Fils est de sauver le monde et non de le juger (condamner). Celui qui croit en lui n'est pas jugé (condamné), et celui qui n'y croit pas est déjà jugé (condamné), 17, 18. Car la lumière qui vient dans le monde fait la sélection entre ceux qui choisissent l'obscurité parce que leurs œuvres sont mauvaises et afin qu'elles ne soient pas blâmées, et ceux qui pratiquent la vérité et par là viennent à la lumière afin que leurs œuvres soient manifestées, 19-21.

Nouveau témoignage de Jean-Baptiste, III, 22-36. Jésus alla dans le pays de Judée avec ses disciples et il baptisait par le ministère de ses disciples, 22. Jean, qui n'avait pas encore été mis en prison, baptisait à Ainon, 23, 24. Une discussion s'éleva entre les disciples de Jean et un Juif, probablement sur la valeur relative des deux baptêmes. Les disciples de Jean vinrent se plaindre à leur maître que celui à qui il avait rendu témoignage baptisait et que tous allaient à lui, 25, 26. Jean renouvela son témoignage sur Jésus. Personne ne peut rien prendre qui ne lui soit donné du ciel.

Pour lui. il a déclaré qu'il n'était pas le Christ. L'ami de l'époux se réjouit d'entendre la voix de l'époux ; c'est la joie que lui-même possède maintenant. 11 faut que Jésus grandisse et que lui-môme diminue. 27-30.

La suite du discours paraît être un développement théologique de l'auteur, opposant Jean et Jésus, envoyé et Fils de Dieu. Celui qui vient d'en haut est audessus de celui qui vient de la terre, car il témoigne de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage, 31, 32. Celui qui accepte ce témoignage reconnaît que Dieu est véridique et que son envoyé parle le langage de Dieu. Le Père aime le Fils, son envoyé et celui qui croit au Fils, a la vie éternelle, et celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, 33-

Jésus en Samarie, IV, 1-42. Après s'être manifesté f-n Galilée, à Jérusalem, en Judée, Jésus se manifesta en Samarie.

L'hostilité des Pharisiens commença à paraître, 1, 2. Jésus partit pour la Galilée et traversa la Samarie. Il s'arrêta près dune ville appelée Sychar. au puits de Jacob. Fatigué, il s'assit au bord du puits, tandis que ses disciples allèrent acheter des vivres, 3-6, 8. Une femme samaritaine vint puiser de Teau; Jésus lui demanda à boire ; celle-ci s'étonna qu'un Juif demandât à boire à un Samaritain, 7, 9. Jésus, dans sa réponse, parla à la femme de l'eau vive, qu'elle lui demanderait, si elle connaissait le don de Dieu. La femme entendit cette eau au sens matériel, mais Jésus lui répondit qu'il s'agissait de l'eau qui désaltérera à jamais et

deviendra pour celui qui la boira une source jaillissant en la vie éternelle, 10-14. La femme ne comprenant pas. Jésus lui dit d'aller appeler son mari. La femme répondit quelle n'avait pas de mari. En cela tu as dit vrai, lui dit Jésus, car tu as eu cinq maris et celui que tu as n'est pas ton mari, La femme étonnée reconnut que Jésus était prophète, 15-19. Et alors elle lui posa la question qui divisait les Juifs des Samaritains. Faut-il adorer Dieu sur le Garizim ou à Jérusalem ? 20. Jésus lui répondit que ce n'était plus ici ou à Jérusalem qu'on adorera le Père; le salut vient, il est vrai, des Juifs, mais les vrais adorateurs adoreront Dieu en esprit et en vérité, car Dieu est esprit, 21-24. La femme répondit que le Messie qui devait venir leur fera connaître toutes choses. Jésus lui déclara qu'il était le Messie, 25, 26. Les disciples revinrent. La femme retourna à la ville et raconta qu'un homme lui avait dit tout ce qu'elle avait fait; ne serait-ce pas le Christ? 27-29. Les habitants vinrent vers Jésus. Cependant les disciples offraient à manger à Jésus. 30, 31. Celui-ci répondit qu'il avait un aliment qu'ils ne connaissaient pas. Sa nourriture est de faire la volonté de Celui qui l'a envoyé et d'accomplir son œuvre. Le temps delà moisson est proche. Le moissonneur recueille le fruit pour la vie éternelle, et semeur et moissonneur se réjouissent ensemble. Pour eux, ils soht envoyés pour moissonner ce que d'autres ont semé, 32-38. Les Samaritains crurent d'abord en Jésus à cause de ce que disait la femme et le prièrent de rester chez eux. Le nombre des croyants s'accrut et les Samaritains, persuadés par les discours

EVANGILE SELON SAINT JEAN. 16t

de Jésus, professèrent qu'il était le Sauveur du monde, 39-42.

Giiérison du fils de l'officier du roi. J^ouvelle manifestation de Jésus et accroissement de la foi en lui. IV. 43-54. — Jésus se rendit en Galilée, où il fut bien accueilli, 43-45. Il alla à Cana, où se trouvait un ofTicier royal, dont le fils était malade à Capharnaûm, 46. L'officier pria Jésus de venir guérir son fils. Si vous ne voyiez des prodiges, lui dit Jésus, vous ne croiriez point, 47. 48. L'officier insista. Jésus lui dit : Va, ton fils vit, 49, 50. L'officier ayant constaté que son fils avait été guéri au moment où Jésus lui avait dit : Ton fils vit, crut, lui et toute sa famille, 51-54.

Jésus guérit un parahjtique; discussion avec les Juifs, V, 1-47. Jusqu'ici Jésus avait trouvé la foi chez ses auditeurs : maintenant il va se heurter à l'incrédulité des Juifs. — Jésus monta à Jérusalem pour la fête des Juifs ; à la piscine de Béthesda il guérit un homme paralysé depuis trente-huit ans et lui ordonna d'emporter son grabat; ce que fit l'homme guéri. Or, c'était un jour de sabbat, 1-9. Les Juifs lui défendirent donc d'emporter son grabat. Celui-ci répondit qu'il en avait reçu l'ordre de celui qui l'avait guéri, 10, 11. Aux Juifs qui lui demandaient quel il était, il répondit qu'il n'en savait rien, 12. 13. Peu après, il rencontra Jésus, qui lui dit : Te voilà guéri, ne pèche plus. 11 annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri, 14, 15. Les Juifs poursuivaient Jésus pour avoir violé le sabbat. Celui-ci leur ayant répondu : Mon Père est à l'œuvre jusqu'à présent, moi aussi je suis à l'œuvre; ils vou-

lurent le mettre à mort parce qu'il se faisait l'égal de Dieu, l'appelant son Père, 16-18.

La discussion porte donc sur deux points : Jésus viole le sabbat, qu'a pratiqué Dieu en l'instituant; il se proclame égal de Dieu. Jésus répondit aux Juifs en expliquant la mission qu'il avait reçue de son Père, 19- .30, et il la justifia par le témoignage que lui rend le Père, 31-40, en face de l'incrédulité des Juifs, 41-47-

1° Le Fils ne fait rien de lui-même; mais le Fils fait tout ce que fait le Père ; le Père aime le Fils et lui révèle des œuvres toujours plus grandes, qui étonneront les Juifs. Le Père ressuscite les morts; de même, le Fils vivifie qui il veut, 19-21. Le Père lui a remis le jugement pour que tous l'honorent. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père. Celui qui croit a la vie éternelle, 22-24, Et le moment vient où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'entendront vivront, 25. Car le Fils a reçu du Père d'avoir comme lui la vie en lui-même, et il a reçu aussi le pouvoir de juger parce qu'il est fils de l'homme, 26, 27. Ils ne doivent pas s'étonner de cela, car il y aura résurrection des bons pour la vie et des mauvais pour le jugement, 28, 29. De lui-même il ne fait rien, mais il fait la volonté de celui qui l'a envoyé et c'est pourquoi son jugement est juste, 30.

2" Jésus prouve la légitimité de sa mission par les témoignages qui lui sont rendus, 31-40. Il ne se rend pas témoignage à lui-même; un autre le fait, 31, 32. Jean m'a rendu témoignage ; si j'accepte ce témoignage d'un homme, c'est à cause de vous qui avez voulu vous

réjouir à la lumière de ce flambeau brillant, 33, 34. Mais j'ai le témoignage de mon Père, car les œuvres que je fais témoignent que le Père m'a envoyé et il ma rendu témoignage ; vous n'avez pas sa parole en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé, 36-38. Et les Ecritures dans lesquelles vous croyez trouver la vie éternelle me rendent témoignage. Et vous ne voulez pas venir à moi pour la vie, 39. 40.

3° Incrédulité des Juifs, 41-47. Jésus ne revendique pas une gloire qui vient des hommes. Il sait que ses auditeurs n ont paslamourde Dieu; car ils ne l'ont pas reçu, lui qui venait au nom de son Père, tandis qu'ils reçoivent celui qui vient en son propre nom, 41-43. Ils ne peuvent croire, car ils ne recherchent pas la gloire qui vient de Dieu, 44. Ce n'est pas lui qui les accusera auprès de son Père, c'est Moïse, qui a écrit de lui. S'ils ne croient pas à ses écrits, comment croiraient-ils à ses paroles ? 45-47.

ISouvelle manifestation de Jésus, multiplication des pains. Discussions et hostilité croissante, VI, 1-71. Tout d'abord, le peuple enthousiasmé acclama Jésus comme Messie; plus tard, on mit en doute sa mission; enfin on discuta ses paroles et quelques-uns même de ses disciples l'abandonnèrent.

Jésus fut suivi par la foule au delà de la mer de Galilée; il nourrit cinq mille personnes avec cinq pains d'orge et il resta douze corbeilles de pain, 1-13. Ceux qui avaient vu le miracle disaient : Celui-ci est certainement le prophète qui doit venir. Jésus se retira seul sur la montagne, 14. 15. Les disciples seuls s'em-

barquèrent pour retourner à Capharnaum ; vers le milieu du lac, agité par le vent, ils virent Jésus qui venait à eux, marchant sur les eaux. Ils eurent peur, mais Jésus les rassura, 16-21. Le peuple, qui était resté de l'autre côté de la mer, sachant que Jésus n'était pas parti avec ses disciples, le chercha ; ne le trouvant pas, la foule traversa le lac et trouva Jésus de l'autre cùté. Maître, quand es-tu venu ici? lui dirent-ils, 22-25. Jésus reprocha à ses interlocuteurs de le rechercher parce qu'ils avaient été nourris du pain qu'il leur avait donné, 26. Qu'ils acquièrent plutôt la nourriture qui demeure en la vie éternelle, que le Fils leur donnera, 27. A cette demande : Que devonsnous faire pour accomplir les œuvres de Dieu? Jésus répondit : Croire en celui que Dieu a envoyé, 28, 29. Ils lui dirent : Quels signes fais-tu pour que nous croyions en toi ? Moïse a donné à manger à nos pères la manne, pain venu du ciel, 30, 31. Jésus leur répondit : Ce nest pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, c'est mon Père, qui vous donne le vrai pain du ciel, celui qui donne la vie au monde, 32. 33. A la prière des Juifs de leur donner ce pain-là, Jésus déclara qu'il est lui-même le pain de vie et que celui qui vient à lui, qui croit en lui, n'aura jamais ni faim ni soif, 34, 35. Mais ils ne crurent pas en lui. Pour lui, il ne repousse pas celui qui, donné par le Père, vient à lui, car il est descendu du ciel pour faire la volonté de son Père et la volonté de son Père est que quiconque croit au Fils ait la vie éternelle. 11 le ressuscitera donc au dernierjour, 36-40.

Les Juifs murmurèrent parce que Jésus avait dit qu'il était descendu du ciel, lui, dontils connaissaient le père et la mère, 41, 42. Jésus leur répondit que personne ne peut venir à lui, s'il n'est attiré et instruit par le Père, 43-45. Nul cependant ne connaît le Père si ce n'est le Fils, qui vient dé Dieu; par conséquent, celui qui croit en lui a la vie éternelle, 40, 47. Leurs pères ont mangé la manne et ils sont morts; or, celui qui mange le pain du ciel ne meurt pas, 48-50. Je suis le pain de vie, déclara Jésus ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement et le pain que je donne pour la vie du monde, c'est ma chair, 51.

Les Juifs se demandèrent comment il pouvait donner sa chair à manger, Jésus insista : Vous n'aurez pas la vie si vous ne mangez ma chair et si vous ne buvez mon sang ; car celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, il demeure en moi et moi en lui, 52-56. De même que lui-même vit par le Père, qui est vivant, celui qui me mangera vivra par moi . Voilà le pain du ciel ; celui qui me mange, vivra éternellement. 57-

Plusieurs des disciples trouvèrent dure cette parole. Que serait-ce, leur dit Jésus, si vous voyiez le fils de l'homme monter où il était auparavant? GO-62. C'est l'Ksprit qui vivifie ; or, les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient point, voilà pourquoi je vous ai dit que nul ne vient à moi, s'il n'est envoyé par le Père, C3-G5. Beaucoup de ses disciples se retirèrent alors. Jésus demanda aux Douze s'ils voulaient se retirer aussi, 66,

67. Seigneur, répondit Simon Pierre, tu as des paroles de vie éternelle. Nous croyons en toi parce que nous savons que tu es le Saint de Dieu, 68, 69. C'est moi qui vous ai choisis, dit Jésus, et pourtant l'un de vous est un démon. Il faisait allusion à Judas Iscariote. qui devait le trahir, 70, 71.

Hostilité contre Jésus. Enseignement sur sapersonne. Discussions ai>ec les Juifs, ^W, 1-30. — Jésus restait en Galilée et ne séjournait pas en Judée, parce que les Juifs voulaient le mettre à mort. A l'approche de la fête des Tabernacles, ses frères qui ne croyaient pas en lui l'engageaient à aller à Jérusalem pour se manifester au monde, 1-4. Jésus leur répondit que son temps n'était pas encore venu; le monde le hait parce qu'il atteste que ses œuvres sont mauvaises. Il monta ensuite à Jérusalem secrètement, 5-10. Les Juifs le cherchaient pendant la fête, les uns le déclarant un homme de bien, les autres un trompeur du peuple, 11-13. Jésus arriva au milieu de la fête et monta au temple où il enseignait, 14. Les Juifs s'étonnèrent de ce qu'il connaissait les Ecritures, n'ayant pas étudié, 15.

Dans sa réponse Jésus parla sur son enseignement, sur ses œuvres et sur sa personne : Ma doctrine, leur dit-il, ne vient pas de moi, mais de Dieu; consentez à faire sa volonté et vous le reconnaîtrez. 16, 17. L'iniquité n'est pas en celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, 18. Quant à eux, ils n'observent pas la loi et veulent le faire mourir, 19. La foule nia, 20. Jésus se justifia alors de l'accusation d'avoir violé le sabbat. J'ai fait une œuvre (ce jour-là) et vous en êtes

étonnés, et pourtant vous pratiquez la circoncision le jour du sabbat pour obéir à la loi de Moïse. Pourquoi vous irritez-vous contre moi parce que le jour du sabbat j'ai guéri un homme tout entier? 21-24.

Quelques-uns s'étonnèrent que Jésus pût parler librement et se demandèrent si les chefs l'auraient reconnu comme le Messie. 25. 26. Or. celui-ci, on sait d'où il est, tandis que nul ne connaîtra d'où viendra le Messie, 27. Jésus répondit à cette question sur sa personne : Vous savez d'où je suis : je ne suis pas venu de moi-même ; vous ne connaissez pas celui qui m'a envoyé. Moi je le connais. 28. 29. Les uns cherchaient à le saisir, d'autres croyaient en lui et se demandaient si le Messie ferait plus de miracles que lui, 30, 31. Les pharisiens envoyèrent des gardes pour s'emparer de Jésus, 32. Je m'en vais à celui qui m'a envoyé, dit Jésus à la foule, vous me chercherez et vous ne me trouverez point, 33, 34. Les Juifs se demandèrent s'il va aller vers ceux qui sont dispersés et prêcher aux païens. Que veut-il dire? 35, 36.

Nouvelles discussions avec les Juifs, VII. 37-VIIl. 1. Le dernier jour de la fête, Jésus s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; des fleuves d'eau vive couleront pour celui qui croit en moi. 37. 38. 11 disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. 39. Parmi les auditeurs, les uns disaient : C'est le prophète ; d'autres : C'est le Christ* On objectait que le Christ ne viendrait pas de Galilée, mais de Bethléem. Il y en eut même qui voulaient le saisir. 40-44. Les gardes s'en retournèrent les mains

vides, répétant que jamais homme n'avait parlé comme lui, 45, 46. Les pharisiens leur demandèrent s'ils s'étaient laissé séduire. Aucun chef n'a cru en lui, sinon la foule ignorante, 48, 49. Mais Nicodème demanda si la loi condamne quelqu'un sans l'avoir entendu. Es-tu de la Galilée? lui répondit-on, Il ne surgit point de prophète de la Galilée. 50-52. Et chacun s'en retourna chez soi, et Jésus alla sur la montagne des Oliviers, 53-Vlll, 1.

La femme adultère, VIII, 2-11. Le lendemain, Jésus enseignait dans le temple. Les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme adultère et pour l'éprouver lui demandèrent quelle punition il lui infligeait, 2-5. Jésus ne répondit rien. On insista. Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre. Tous se retirèrent; la femme resta seule, 6-9. Puisque personne ne t'a condamnée, lui dit Jésus, je ne te condamnerai pas non plus, va et ne pèche plus, 10, 11.

Discussions a{>ec les pharisiens, VIII, 12-59. Les discussions qui suivent se rattachent aux précédentes, V et VII ; elles n'ont aucun lien chronologique avec l'épisode de la femme adultère, et il est assez probable qu'elles n'ont pas eu lieu immédiatement l'une après l'autre.

Jésus dit aux pharisiens : Je suis la lumière; celui qui me suit aura la lumière de vie, 12. Les pharisiens lui répondirent que son témoignage n'était pas vrai (valable) parce qu'il se le rendait à lui-même, 13. Mon témoignage est vrai, répondit Jésus, parce que je sais d'où je suis venu, et que j'ai avec moi le Père, qui m'a

envoyé, 14. D'après votre loi le témoignage de deux hommes est vrai. Or, je me rends témoignage, mais le Père me rend témoignage aussi, 15-18, A la demande où est son Père, Jésus répondit : Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père; si vous me connaissiez, vous le connaîtriez, parce que les deux ne sont qu'un. Personne ne s'empara de lui, parce que son heure n'était pas venue, 19-20.

Jésus dit encore : Je m'en vais; pour vous, vous mourrez dans votre péché, 21. Los Juifs se demandèrent s'il allait se tuer. Jésus leur expliqua qu'ils sont de la terre et que lui il est d'en haut; c'est pourquoi il leur a dit que s'ils ne croyaient pas ce qu'il est, ils mourraient dans leurs péchés, 22-24. A cette demande : Qui es-tu donc? il répondit : Dès le commencement je vous l'ai dit, 25. J'ai beaucoup de choses à condamner en vous ; ce que j'ai entendu de celui qui m'a envoyé, je le dis au monde. Les Juifs ne comprirent pas qu'il parlait du Père, 20, 27. Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, vous saurez qui je suis. Je ne fais rien sans mon Père; il est avec moi, car je fais ce qui lui plaît. Beaucoup crurent en lui, 28-30.

Jésus leur dit donc : Si vous persistez dans ma doctrine, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera, 31, 32. Les Juifs protestèrent qu'ils étaient les iils d'Abraham et qu'ils n'avaient jamais été esclaves, 33. Jésus répondit que celui qui pèche est esclave du péché, et il ne demeure pas dans la maison du Père ; mais si le Fils les affranchit, ils seront libres, 34-36. ils sont la postérité d'Abraham, et pourtant ils veulent le

tuer, lui qui dit ce qu'il a vu chez son Père ; pour eux, ils font ce qu'ils ont entendu chez leur père, 37, 38. Notre père est Abraham, répondirent les Juifs. Non, dit Jésus, si vous étiez les fils d'Abraham, vous feriez ses œuvres et, à présent, en cherchant à me tuer vous faites les œuvres de votre père, 39, 40=*, Notre Père est Dieu, répliquèrent les Juifs. Si Dieu était votre père, répondit Jésus, vous m'aimeriez, car je suis son Fils et son envoyé, 40''-42. Vous n'acceptez pas ma parole parce que celui dont vous faites les œuvres et qui est votre père, c'est le diable, homicide et menteur. Vous ne me croyez pas parce que je dis la vérité, et vous ne comprenez pas parce que vous n'êtes point de Dieu, 43-47.

Les Juifs accusèrent Jésus d'être un Samaritain et d'avoir un démon, 48. Il leur répondit : Je n'ai point de démon : j'honore mon Père, et vous, vous me déshonorez. Je ne recherche pas ma gloire, et il affirma solennellement que celui qui gardait sa parole vivra éternellement, 49-56. Les Juifs répliquèrent : Abraham et les prophètes sont morts et tu déclares que celui qui garde ta parole ne mourra point. Es-tu plus grand qu'Abraham et les prophètes qui sont morts? Qui prétends-tu être ? 52, 53. Jésus répondit : C'est mon Père qui me glorifie, lui qui est votre Dieu et que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais et je garde sa parole. Quant à Abraham votre père, il a vu mon jour et il s'est réjoui, 54-56. Comment, dirent les Juifs, tu n'as pas cinquante ans et tu as vu Abraham! Avant qu'Abraham fût, répondit Jésus, je suis, 57, 58. On

voulut le lapider. Jésus se cacha et sortit du temple,

Nouvelle manifestation de Jésus et hostilité des Pharisiens, TX, 1-41. En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. A la question des disciples : Qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle? il répondit : iSi lui, ni ses parents n'ont péché, mais il est aveugle pour que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui, 1-3. Ces œuvres, il faut que je les opère, pendant qu'il est jour. Tandis que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde, 4-5. Il enduisit les yeux de l'aveugle avec de la boue et l'envoya se laver à la piscine de Siloë. Il revint voyant, 6, 7. Ses voisins étonnés se demandaient s'il était bien celui qu'ils avaient connu aveugle et mendiant. Celui-ci affirma que c'était bien lui, et qu'il avait été guéri par Jésus, qui lui avait enduit les yeux avec de la boue, faite avec sa salive, 8-12. On conduisit cet homme aux pharisiens. Or, c'était un jour de sabbat, 13, 14. Ceux-ci lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. L'homme fit la même réponse qu'auparavant, 15. Les pharisiens étaient divisés entre eux sur Jésus, qui avait opéré ce miracle le jour du sabbat. Que penses-tu de lui ? direntils à l'aveugle. C'est un prophète, répond celui-ci, IG, 17. Les pharisiens incrédules demandèrent aux parents de l'aveugle si c'était bien leur fils, né aveugle, et comment il voyait maintenant, 18, 19. Les parents répondirent affirmativement sur les deux premières questions, mais déclarèrent ignorer qui l'avait guéri. Qu'on interroge leur fils, 20, 21. Ils parlaient ainsi

parce qu'ils craignaient les Juifs, qui avaient menacé d'excommunication quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Christ, 22, 23. Les pharisiens firent revenir l'aveugle et lui déclarèrent qu'ils savaient que cet homme était pécheur, 24. L'aveugle répondit qu'il ne savait pas s'il était pécheur; il savait seulement qu'il l'avait guéri, 25. On lui demanda de nouveau comment. Il répondit qu'il l'avait déjà dit. Veulent-ils devenir ses disciples? Ils l'injurièrent et se déclarèrent disciples de Moïse ; ils ne savent d'où est celui-ci, 27-29. Il est merveilleux, répondit l'aveugle, que vous ne sachiez pas d'où est celui qui m'a ouvert les yeux ; Dieu n'exauce pas les pécheurs. Si celui-ci n'était point de Dieu, il n'aurait pu rien faire de semblable, 30-33. Les pharisiens l'injurièrent et l'expulsèrent, 34. Jésus ayant rencontré l'homme, lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu? Qui est-il. Seigneur? répondit-il. Tu l'as vu, dit Jésus; c'est celui qui te parle. L'aveugle l'adora, 35-38. Et Jésus ajouta : Je suis venu pour que les aveugles voient et que ceux qui y voient deviennent aveugles, 39. Sommes-nous aussi aveugles? lui demandèrent les pharisiens. Si vous étiez aveugles, répondit Jésus, vous seriez sans péché, mais parce que vous prétendez y voir, votre péché subsiste, 40, 41.

Déclarations de Jésus, X, 1-20. L'enseignement de Jésus est donné ici sous forme allégorique. Celui qui n'entre pas dans le bercail par la porte est un voleur, 1. Le berger entre par la porte. Les brebis connaissent sa voix et le suivent au pâturage. Elles fuiraient un étranger parce qu'elles n'en connaissent pas la voix.

2-5. Comme on ne comprenait pas, Jésus s'expliqua : Je suis la porte des brebis; quiconque est venu avant moi est un voleur. Celui qui entrera par moi sera sauvé. 6-9. Le voleur vient pour tuer, lui pour donner la vie, 10. Il est le bon pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis ; le mercenaire en présence du danger s'enfuit, 11-13. Pour lui, il connaît ses brebis et elles le connaissent, et il donne sa vie pour elles, 14, 15. 11 a d'autres brebis, qu'il amènera au même bercail, et il n'y aura qu'un troupeau et qu'un pasteur, 16. Son père l'aime parce qu'il donne sa vie librement, mais pour la reprendre ; il a le pouvoir de la donner et de la reprendre, c'est l'ordre de son Père, 17. 18.

A l'audition de ce discours les Juifs furent divisés : les uns le tinrent pour un démoniaque; les autres protestèrent, car un démon ne peut ouvrir les yeux des aveugles, 19-21.

Nouvelle discussion avec les pharisiens^ X, 22-42. On était alors à la fèto de la Dédicace et Jésus était dans le temple, 22, 23. Les Juifs lui demandèrent de dire clairement s'il était le Christ, 24. Jésus leur répondit : Je vous lai dit, et mes œuvres témoignent pour moi, 25. Vous ne me croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis me connaissent, elles sont à moi et je leur donne la vie éternelle. Nul ne peut les ravir de ma main, ni de la main de mon Père; Moi et le Père, nous sommes un, 26-30.

Les Juifs voulurent le lapider. Jésus leur demanda pour laquelle de ses bonnes œuvres ils voulaient le lapider, 31. 32. C'est, répondirenL-ils, parce que, étant

homme, tu te prétends Dieu, 33. Jésus, justifia ses paroles par la loi qui a dit à ceux à qui la parole de Dieu était adressée : Vous êtes des dieux, 34, 35. Comment peut-on l'accuser de blasphème, quand il déclare qu'il est Fils de Dieu, lui que le Père a sanctifié et envoyé? Si je fais les œuvres de mon Père, croyez aux œuvres et reconnaissez que le Père est en moi et moi en lui. 36-38. On chercha encore à se saisir de lui, mais il passa au delà du Jourdain, 39, 40. Beaucoup de gens, reconnaissant que le témoignage de Jean au sujet de Jésus était véridique. crurent en Jésus, 41. 42.

Résurrection de Lazare, XI, 1-57. Marie et Marthe, sa sœur, du village de Béthanie. envoyèrent dire à Jésus que leur frère Lazare, qu'il aime, était malade, 1-3. Cette infirmité n'est point à la mort, dit Jésus, mais elle est pour la gloire de Dieu et la glorification du Fils, 4, 5. Jésus resta encore deux jours où il était, puis il dit : Retournons en Judée, 6. 7. Les disciples lui objectèrent que les Juifs voulaient le lapider. Jésus répondit : Il y a douze heures au jour. Celui qui marche pendant le jour ne se heurte pas. parce qu'il voit la lumière de ce monde. Lazare dort, je vais l'éveiller, 8-11. S'il dort, il sera sauvé, dirent les disciples. Jésus, voyant leur méprise, dit ouvertement : Il est mort. Je me réjouis à cause de vous de ce que je n'étais pas là, afin que vous croyiez. Allons! 12-16. Quand Jésus arriva, il y avait quatre jours que Lazare était dans le tombeau. Des Juifs étaient auprès de Marthe et de Marie. 17-20. Marthe alla au-devant de

Jésus : Seigneur, dit-elle, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais tout ce que tu demanderas, Dieu te l'accordera, 21. 22. Ton frère ressuscitera, dit Jésus. Oui, au dernier jour, répondit Marthe, 23. 24. Je suis la résurrection et la vie, dit Jésus. Celui qui vit cl croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? 25, 26. Marthe confessa sa foi en lui. le Christ, Fils de Dieu, 27.

Elle alla ensuite appeler sa sœur, qui se hâta de venir vers Jésus, resté au même endroit. 28-30. Marie se jeta à ses pieds en pleurant et lui redit les paroles de Marthe, 31, 32. Jésus s'émut et pleura. Les assistants disaient : Voyez comme il l'aimait; mais ne pouvait-il pas le guérir ?33-37. Jésus, frémissant de nouveau, arriva au sépulcre et ordonna d'enlever la pierre. Marthe lui fit observer que le cadavre était déjà en putréfaction, 38, 39. Si tu crois, répondit Jésus, tu verras la gloire de Dieu. 40. On ôta la pierre. Jésus rendit grâces à son Père de ce qu'il l'avait toujours exaucé. Il agit afin que le peuple croie qu'il l'a envoyé, 41, 42. Puis il cria : Lazare, viens dehors. Et Lazare sortit, 43, 44. Les Juifs crurent en lui; quelques-uns allèrent annoncer aux pharisiens ce qu'avait fait Jésus, 45, 46. Le sanhédrin se demanda ce qu'il fallait faire, car tous vont croire en cet homme et ce sera la fin de la nation, 47, 48. Caïphe, le grand-prêtre, proclama qu'il valait mieux qu'un seul homme pérît plutôt que toute la nation. Ils se concertèrent donc pour le mettre à mort, 49-53. Jésus se retira à Ephraïm, près du désert, 54. Les Juifs, venus à Jérusalem pour les

fêtes de la Pâque, cherchaient Jésus; les chefs des prêtres avaient donné Tordre de l'arrêter, 55-57.

Jésus à Béthanie, XII, i-11. Jésus vintà Béthanie, où on lui fit un souper. Marie ayant pris une livre de parfums, en oignit les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux, 1-3. Judas, qui était voleur, murmura qu'on aurait pu vendre ce parfum, pour en donner le prix aux pauvres, 4-6. Laisse-la, dit Jésus; elle l'a gardé pour le jour de ma sépulture, 7, 8. Un grand nombre de Juifs vinrent pour voir Jésus et Lazare, qui étaient là. Les princes des prêtres résolurent de mettre à mort Lazare, parce que, à cause de lui, beaucoup croyaient en Jésus, 9-11.

Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, XII, 12-19. Le lendemain, une grande multitude, portant des rameaux d'olivier, alla au-devant de Jésus en criant : Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, 12, 13. Et Jésus s'assit sur un ànon, accomplissant ainsi les Ecritures. Les disciples se rappelèrent plus tard quon avait réalisé tout ce qui était écrit de lui, 14-16. La foule rendait témoignage. Les pharisiens constatèrent que leurs efforts étaient inutiles, et que tous allaient à lui, 17-19.

Démarche des Grecs et réponse de Jésus, XII, 20- 36. Quelques Grecs demandèrent à voir Jésus. La réponse que fit Jésus à leur requête, transmise par André et Philippe, 20-22, ne vise pas spécialement les Grecs, mais s'adresse à tous ceux qui sont autour de lui : L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié. Si le grain de froment tombe en terre, il porte

boaucoup de fruit. 23, 24. Celui qui aime son âme la perdra, et celui qui la hait en ce monde la conservera pour la vie éternelle. 25. Celui qui me sert doit me suivre; il sera là où je suis et mon Père l'honorera, 26. Mon âme est troublée. Demanderai-je au Père d'être sauvé de cette heure? Non, car c'est pour cela que je suis venu. Père, glorifie ton nom ! 27. On entendit une voix du ciel: Je lai glorifié et je le glorifierai encore, 28. La foule, qui avait entendu la voix, crut, les uns que c'était le tonnerre, les autres qu'un ange lui avait parlé, 29. C'est à cause de vous, dit Jésus, que cette voix s'est fait entendre. C'est maintenant le jugement (condamnation) du monde et du prince do ce monde, 30, 31. J'attirerai tous à moi quand j'aurai ('•té élevé de la terre. Il prédisait ainsi sa mort, 32, 33. La foule répliqua que, d'après la loi, le Christ demeure éternellement. Pourquoi dit-il que le Fils de l'homme doit être élevé? 34. Jésus leur répondit : Vous avez encore pour un peu de temps la lumière; marchez, pendant que vous avez la lumière, et croyez en elle afin de devenir enfants de lumière. Jésus partit et se cacha d'eux, 35, 36.

Conclusion. IncrédnlUé des Juifs et résumé des enseignements publics de Jésus, XU, 37-50. Les Juifs ne croyaient pas en Jésus, bic^n qu'il eût fait de nombreux miracles en leur présence. Ainsi s'accomplit la prophétie d'Isaïe, qui a vu sa gloire et a parlé de lui, 37-41. Beaucoup, même parmi les chefs, crurent en lui, mais ils ne l'avouaient pas, par peur des pharisiens ; ils préféraient la gloire des hommes à celle de Dieu, 42, 43.

Vient ensuite un résumé de l'enseignement de Jésus : Celui qui croit en moi, croit en celui qui m'a envoyé; celui qui me contemple, contemple celui qui m'a envoyé, 44, 45. Je suis venu comme une lumière pour que quiconque croit en moi ne reste pas dans l'obscurité, 46. Je suis venu pour sauver le monde, non pour le juger, 47. Celui qui me rejette sera jugé au dernier jour par l'enseignement que j'ai donné. J'ai parlé par l'ordre de mon Père et j'ai dit ce qu'il m'avait commandé. Et son commandement est vie éternelle, 48-50.

Page 1