‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 46 sur 110 · A. J. XII. V. 3 (163 av. J.-C · texte numérisé non relu

A. J. XII. V. 3 (163 av. J.-C

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au feu, les murailles furent démantelées, et la forteresse nommée Acra fut bâtie dans la ville inférieure. Cette forteresse était très élevée et dominait le temple. Lorsqu'elle fut munie de solides murailles et de tours, elle reçut une garnison de Macédoniens. A cette garnison étaient mêlés une foule d’impies et de méchants, sortis des rangs du peuple juif, et leur présence fut à partir de ce moment une véritable calamité pour les citoyens honnêtes et paisibles. Le Roi fit établir un autre autel à la grecque, au-dessus de l’autel des holocaustes, et il y sacrifia des pores, ce qui était une horrible profanation. Il prétendit contraindre les malheureux Juifs à déserter

leculte du Dieu de leurs pères, pour passer à celui des dieux

qu’il adorait. Dessanctuaires de ces dieux furent bâtis dans toutes les villes, dans toutes les bourgades, et des autels y furent installés, sur lesquels chaque jour on devait immoler des porcs. La circoncision fut défendue sous les peines les plus graves ; enfin Antiochus institua partout des officiers chargés spécialement de veiller à la pleine exécution de ses ordres.

» Parmiles Juifs, il s’en trouva un grand nombre qui, poussés par la crainte, ou même de leur propre mouvement, obéirent à ces honteuses prescriptions.

» Mais les plus grands personnages et les gens de cœur méprisaient ces ordres insensés, préférant les châtiments et la mort même, à l'abandon de la foi de leurs pères ; aussi la persécution était-elle infatigable et chaque jour comptait de nouvelles victimes. On lacérait, à coups de fouets, les corps de ces malheureux, on les mutilait et on les crucifiait vivants encore. Les mères des enfants que l’on avait osé circoncire étaient étranglées, et l’on pendaitles enfants au cou des pères crucifiés. Toute maison où l’on découvrait les livres sacrés était rasée, et ses habitants étaient envoyés au supplicef. » Maintenant que nous avons reproduit le récit de Josèphe tou-

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