MÉDECINS
de l’épiglotte et des ligaments qui en partent, et enfin une cynanche liée à des lésions pulmonaires et trachéales. Cette dernière vai’iété n’était pas admise par les auteurs classiques de l’antiquité ; cependant Arétée et Aétius rapportent que certains auteurs, dans divers cas d’étouffements, placent l’obstacle à la partie inférieure du cou ou supérieure de la poitrine, à la division bronchiale de la trachée. Ces écrivains attribuaient l’obstruction du canal aérien, soit à des lésions anatomiques des parois, soit à des perturbations des organes voisins. Galien avait séparé ces affections de la cynanche dans son traité de la dyspnée ; mais la confusion s’était perpétuée chez quelques écrivains postérieurs, dont Bertrucius adopta plus ou moins les idées. L’auteur italien regarde comme graves les deux dernières variétés ; le pronostic, de l’angine apparente (pharyngite proprement dite), selon d’ailleurs l’opinion ancienne, lui paraît plus bénin. Le tableau clinique est rappelé en quelques mots quant aux symptômes, les uns lui semblent communs à toutes les variétés de synanche, les autres propres aux variétés humorales (sang, bile, atrabile, phlegme). Les détails du pronostic, les métastases, le traitement sont tout aussi brefs et exposés comme dans le Canon d’Avicenne.
Gabriel de Zerbis a publié un commentaire sur Avicenne et Mathieu de Gradibus, un autre sur Avenzoar; mais, à propos de l’angine, on ne peut guère louer que leur érudition. Les mêmes réserves s’adressent aux commentaires de Thaddeus sur les Aphorismes d’Hippocrate, qu’il explique à l’aide de Galien et des Arabes.
Tornamira(i) est à peu près contemporain de Mathieu
(1) D’origine italienne, mais professeur à Montpellier, comme Roger de Parme.
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de Gradibus. Quoique peu éloigné de la Renaissance, il reste néanmoins un pur arabiste. Ce qu il dit sur les maladies de la luette est emprunté à Albucasis. Il est partisan des poudres médicamenteuses au camphre, au santal, à la gomme arabique, des décoctions de myrrhe, de galbanum. Il remplace les excréments de chien par ceux de la poule. Son chapitre sur les sangsues introduites dans le pharynx est entièrement copié dans Avicenne. A propos des corps étrangers de cet #)rgane, après avoir, énuméré des moyens analogues à ceux préconisés par Aétius (Voy. Tome I, p. 222), il recommande, en cas d’échec, les excréments de furet, déjà conseillés par Rhazès. Quant à l’angine, Tornamira s’appuie sur l’existence de la dysphagie, et au contraire des troubles vocaux dans la laryngite, pour distinguer, à l’exemple de Galien, qu’il cite du reste, ces deux afiections. Dans la première, les lésions sont apparentes; dans la seconde le pharynx paraît intact. Mais, dit-il, très souvent les deux organes sont pris simultanément, de telle sorte qu’il y a mélange de symptômes. Il signale aussi l’érysipèle pharyngé et rapporte à ce sujet l’opinion d’Hippocrate (Voy. Tome I, p. 121). Enfin, il fait une courte allusion au mal de Pott sous-occipital, signalé pour la première fois, comme on le sait, par le père de la médecine. Les divisions cliniques et la symptomatologie sont empruntées à Avicenne. Tornamira insiste sur les abcès profonds delà gorge, qui, bien qu’invisibles, doivent être évacués par tous les moyens possibles. Un marchand, rapporte-t-il, pris d’une angine suffocante, sans lésions apparentes, et menacé de mort, d’après son médecin, si Tapostème supposé ne crevait pas, aurait eu le courage de s’enfoncer un doigt bien profondément
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dans la gorge, là où la gêne était plus intense et d’ouvrir ainsi un dépôt ; du pus s’écoula en abondance et le malade fut guéri.
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^chirurgiens italiens de cette période sont un peu plus intéressants à étudier que les médecins.
Brunus {lih. II, rubrica VII) pensé que la synanche, maladie très grave, à cause des entraves qu’elle apporte à la déglutition et la respiration, résulte de la formation d’un apostème, soit à la région de l’isthme, soit à la région de l’épiglotte. Il distingue une synantia (synanclie) à lésions invisibles, une squinantia qui envahit la région respiratoire tout entière, et une quinantia localisée à l’isthme et la moins dangereuse des trois variétés. C’est, comme on le voit, un rappelassez grossier et assez inexact des divisions établies par Cælius Aurelianus et par Galien. Comme Hippocrate, il affirme que . lasquinanche, quelle que soit sa gravité,peut guérir,pourvu que le mal (érysipèle) se porte au dehors. Après avoir décrit en quelques mots les variétés d’angine, suivant la base humorale adoptée par Avicenne, ainsi que les Grecs et les Arabes, il conseillé d’abord la saignée au bras, puis, en cas de besoin, la piqûre des veines ranines. Comme gargarisme, il recommande l’eau vinaigrée, le vin de mûres, la décoction de sumac, de nitre, de grenade, le miel rosat. Il prescrit des cataplasmes aux oignons cuits et broyés dans du miel, les onctions à l’huile de camomille, à l’huile de guimauve. Si l’abcès est mûr et fait saillie dans la gorge, il faut, dit-il, l’inciser ; mais il n’indique pas la technique de cette
petite opération. On peut aussi, selon lui, et c’était là surtout sa pratique, s’efforcer de le rompre par des moyens appropriés, que, d’ailleurs, il ne définit pas. D’après quelques auteurs de la Renaissance (Rouiller et Duret), il est possible de suppléer à ce silence. On introduisait dans le gosier des tiges de bois, de grosses éponges retenues à l’aide d’un fil ; ou bien on faisait avaler de gros morceaux de pain, pour que l’excès de pression déterminé par le corps étranger amenât la rupture de l’abcès, dont les parois étaient supposées déjà amincies ; ou encore l’on perforait à l’aide de l’ongle ou d’un morceau de bois un peu pointu, que le doigt dirigeait plus ou moins habilement vers l’endroit suspect. Le pus, une foi évacué, spontanément le plus souvent, parfois artificiellement, on donnait des gargarismes au raisin sec et aux figues, regardées à cette époque comme un excellent résolutif.
Brunus ne veut pas qu’on incise les apostèmes amygdaliens d’origine biliaire, ceux-ci étant, dit-il, de la nature du cancer (la bile altérée passait pour produire ces tumeurs malignes) ; l’ouverture pouvait ne pas se cicatriser. Cette crainte avait été émise déjà (Voy. Rhazès); mais elle était loin de s’être généralisée avant et même après lui. D’ailleurs, les signes physiques qu’il indique dans ce cas, tels que dureté, insensibilité, couleur d’un blanc livide, se rapportent à l’hypertrophie des amygdales ; ici l’incision simple ne pouvait qu’être inefficace et même nuisible. Lorsque ces glandes sont rouges, il recommande, comme Albucasis, qui avait emprunté cette contre-indication à Paul d’Égine, de s’abstenir de toute intervention. C’est également dans l’auteur arabe que sont copiés le manuel opératoire et les soins consécutifs
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que celui-ci avait empruntés à son tour en grande partie à son modèle grec favori (Paul d’Egine). Ajoutons cependant que le chirurgien italien, après l’extirpation de l’amygdale hypertrophiée, conseille la cautérisation du moignon au fer rouge ; ce qui préviendrait, dit-il, des récidives très fréquentes.
Ce que dit Brunus sur les maladies de la luette n’olFre rien de nouveau et, par conséquent, nous passerons sous silence sa description.
Dans la Chirurgie de iîo^a/Z(^o, presque aussi ancienne que celle de Brunus, le chapitre consacré aux apostèmes de la gorge ne présente guère, comme originalité, que l’emploi de dénominations nouvelles propres à chaque variété, néologismes empruntés d’ailleurs à Galien ou aux Arabes. Au lieu donc de distinguer simplement ces affections d’après l’humeur peccante, comme ses prédécesseurs, Rolando appelle l’apostème bilieux, Jierpès esthiomène ; l’apostème atrabilaire, cancer ; l’apostème phlegmatique, zinnia; et l’apostème sanguin, phlegmon (1).
Ces variétés sont décrites d’après Avicenne et très succinctement ; l’auteur se hâte d’arriver au traitement qu’il développe et qui présente de l’intérêt. Après avoir passé en revue les astringents légers et les maturatifs indiqués tant que le mal n’est pas mûr, il conseille, quand l’apostème est devenu saillant, blanchâtre et moins douloureux, de pratiquer une incision, autant que possible, longitudinale (2) et d’exprimer soigneusement toute la collection purulente.
(1) Le sens du mot phlegmon avait ainsi bien changé depuis Avicenne. Chez les Grecs, le mot phlegmon dérivait de phlegme, comme l’indique l’étymologie. A partir de l’auteur du Canon, les inflammations aiguës ^ intenses furent attribuées au sang échauffé et corrompu.
(2) Pour ne pas blesser les vaisseaux du pharynx;
Contre les anthrax de la gorge (sang surchauffé et pourri), Rolando recommande d’abord les réfrigérants énergiques tels qu’enveloppements du cou au vinaigre, au nitre, au miel rosat... La scabieuse écrasée et broyée avec les pierres dites divines arrête, ajoute-t-il, leur développement. Rolando rejette les caustiques, conseillés par Roger de Parme contre l’anthrax en général, la région étant trop délicate et dangereuse. R préconise des purgatifs énergiques qui dérivent l’humeur peccante,, les gargarismes au suc de noix, les emplâtres aux figues sèches, sel et graisse de poule bien broyés et bien mélangés à delà farine d’orge comme excipient. R semble que, du temps de Rolando, les épidémies de maladies pestilentielles aient souvent occasionné des gangrènes plus ou moins diffuses de la gorge (mal des ardents, typhus, peste) et qu’en outre, on ait souvent confondu sous, le nom d’anthrax des lésions autrefois appelées noma Comme on le verra plus loin, cette notion du charbon buccopharyngé devait être singulièrement étendue, par Paracelse.
La médication de l’apostème biliaire qui, dit Rolando, expose aux ulcérations tenaces, ne se différencie guère de celle du charbon.
Contre les apostèmes phlegmatiques, pour amener la formation du pus et la rupture de l’abcès, il recommande d’abtird le cataplasme à la guimauve, additionnée d’un peu d’écume d’argent (sel de plomb), plus tard l’application péricervicale d’un mélange de mauve, d’axonge, de beurre fermenté, de lait de femme, de limaces bien broyées, ou, si l’aposthème est dur, les cataplasmes à la racine de lis, aux oignons cuits mélangés à de l’axonge et à de la farine de graine de lin.
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Le cancer (1) des voies buccopharyngées est dû, selon Rolando, à une corruption des humeurs qui se putréfient. Toute solution de continuité qui, durant les quatre premiers] ours, n’a pas reçu des soins convenables, se changerait en cancer et deviendrait fistuleuse. Malheureusement, ajoute-t-il, la disposition dé la région, pleine de nerfs et de vaisseaux, rend impossible, contre ces mauvaises carnosités, le traitement habituel (caustiques, ablation). Il fallait donc se contenter des topiques au gingembre, à la bardane, à la chélidoine, à la cannelle, additionnés d’axonge, de cire, de graisse de poule, substances auxquelles on incorporait un peu d’écume d’argent ; c’était la pommade des régions délicates. On avait aussi parfois recours à l’aristoloche et à l’ellébore. Si l’on réussissait à enrayer le mal, on remettait tout en état avec l’onguent vert. Il convient de remarquer cette insistance de Rolando sur les tuméfactions et les ulcérations de mauvaise nature. Certes, ses prédécesseurs connaissaient ces lésions ; mais, tout en les redoutant beaucoup, ils ne faisaient que les signaler en passant, comme Galien et Avicenne notamment. Ajoutons toutefois que Rolando devait confondre évidemment avec le cancer vrai les altérations les plus diverses.
Guillaume de Salicetti s’attarde moins aux variétés ' humorales des apostèmes; au point de vue des signes physiques, de l’évolution,'il semble établir peu de distinction entre les apostèmes bilieux, sanguins.... A propos de la saignée, des scarifications, des ventouses, des cataplasmes, il donne à peu près les mêmes conseils que Brunus et Rolando. Mais le traitement chirurgical est ici
(1) Ulcération tenace.
beaucoup plus détaillé. Il recommande 1 incision longitudinale, parce que, dit-il, le pharynx est longé par des vaisseaux importants, notamment les carotides, qu’on est plus sûr de ménager ainsi. Il faut exprimer à fond toute la sanie, puis bourrer la cavité avec des bourdonnets de charpie trempés dans du blanc d’œuf, de l’albumine, pour l’empêcher de se remplir à nouveau d’humeur peccante. Les premiers jours écoulés, on devra oindre la région malade avec l’onguent des apôtres ou l’onguent vert.
Cet auteur est assez partisan de l’ablation de l’extrémité delà luette, quaud celle-ci n’est pas trop enflammée. Son traitement des ulcères buccopharyngés est énergique. Il a recours aux caustiques, même au fer rouge, comme Albucasis.
Lanfranc est moins intéressant que Guillaume de Salicetti et se montre plus tributaire des Arabes. Il recommande l’incision des abcès de l’isthme ; pour ceux des régions inférieures, il s’efforce de les rompre en introduisant une grosse tige de bois. On a sauvé ainsi, dit-il, beaucoup de malades qui seraient morts infailliblement ; mais on expose beaucoup sa réputation, un grand nombre de sujets succombant aux suites de cette tentative.
Lanfranc a vu survenir, dans des cas d’angines phlegmatiques à forme traînante, de chaque côté de la base de la langue, des saillies volumineuses assez analogues, dit-il, aux amygdales; elles gênaient beaucoup la respiration. Ces tuméfactions cédèrent aux topiques employés d’ordinaire dans les angines phlegmatiques.
Chez un de ses élèves, une angine phlegmoneuse occupant une grande partie de la gorge allait amener 1 asphyxie, quand Lanfranc eut l’idée de palper attenti-
CONCLUSIONS
vementla région sus-hyoïdienne. Il trouva sous le menton, près de l’épiglotte, une tuméfaction profonde et l’incisa avec le rasoir, après s’être assuré qu’il n’existait en ce point ni vaisseau, ni tendon important. Le pus s’écoula en abondance, amenant une amélioration immédiate, suivie bientôt de guérison.
Lanfranc a donc vu très vraisemblablement une amygdalite linguale et un cas d’abcès profond du cou d’origine pharyngée qu’ü sut inciser à temps ; divers auteurs de l’époque de la Renaissance, en particulier Benivieni, firent de semblables tentatives.
Terminons cette étude des chirurgiens de cette époque par l’analyse rapide du passage de Guy de Chauliac qui a trait à l’angine et aux collections amygdaliennes. La lipcture de cet auteur si renommé nous a causé une grosse ^déception. Le chapitre est très court et emprunté à Albucasis. Pas une innovation dans le manuel opératoire. Pour les topiques locaux et la saignée, le célèbre praticien d’Avignon copie encore Albucasis ou les écrivains de l’école de Montpellier.
CONCLUSIOIVS.
Le moyen âge a été sans doute une période d’arrêt pour la nosologie pharyngée. Il n’en a pas été tout à fait de même au point de vue thérapeutique. Le traitement des angines a subi des modifications assez profondes.
Ainsi, au point de vue pharmacologique, les fruits âpres, tels que poires et pommes vertes, cornouilles, noix vertes, merises, prunelles, sorbes, tendent à faire délaisser les herbes, c’est-à-dire l’origan, l’hysope, la rue. La coloquinte, l’éllébore, sont beaucoup moins employés que
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dans la période gréco-romaine. On fait un usage de plus en plus étendu du sucre (sirop, électuaires, pilules, etc.) qui tend à supplanter le miel. Comme purgatif, la casse, le séné, la manne, préconisés par les médecins arabes, remplacent peu à peu les substances employées parles anciens.
La saignée, un moment délaissée (siècles barbares), reprend son antique faveur, grâce aux écrits de Rhazès, d’Avicenne, d’Hali-Abbas et d’Avenzpar. Mais on ne pratique guère les émissions locales ; on pique presque toujours au pli du coude, à moins qu’il ne s’agisse de troubles menstruels ; dans ce cas, on saigne aux pieds, suivant le précepte de Galien.
Les révulsifs se réduisent à peu près à l’usage des sinapismes et des vésicatoires dans la pratique courante, bien que les traités de Gordon, de Valescus de Tarenta, mentionnent encore des cataplasmes d’une composition fort complexe, empruntée aux médecins des périodes précédentes.
Les'onctions huileuses étaient beaucoup moins usitées que les frictions avec des onguents, où il entrait, en même temps que des drogues calmantes (solanées vireuses, opium), des excréments d’animaux, de la cendre de chauve-souris, delà graisse humaine au besoin (les bourreaux confectionnaient beaucoup de ces onguents qui jouissaient d’une grande réputation), des révulsifs tels que racines d’iris, de polypode, poudre de noix de galle ou des antispasmodiques tels que mus cet camphre.
Le massage des parties enflammées avait complètement disparu. Les ventouses scarifiées étaient en grande partie supplantées par les sangsues. Les enveloppements chauds sont recommandés de temps à autre ; mais on n’y avait guère recours.
CONCLUSIONS
Les insufflations de poudre médicamenteuse, les collu^ toires étaient tout aussi employés que les gargarismes, qui continuaient du reste à jouir d’une grande faveur, saufles astringents violents dont on commençait à avoir une crainte salutaire. Il est vrai que les méthodistes, puis Galien et les Arabes, avaient depuis longtemps commencé dans ce sens une réaction utile.
La chirurgie ne participe pas au même degré que la médecine proprement dite au nial^asme général. Les chirurgiens italiens, s’inspirant de l’audace d’Albucasis, font même accomplir des progrès assez notables au traitement chirurgical des affections pharyngées. Ainsi, ils sont plus nettement interventionistes. Profitant des travaux accomplis par les anciens et par les auteurs contemporains (Gordon par exemple), ils savent que des abcès cachés peuvent siéger à la base de la langue près de l’épiglotte ou sur les parties latérales de la gorge, au même niveau. Ils vont les y chercher assez souvent et obtiennent parfois, comme Lanfranc, des succès dont leur renom tire grand profit. D’autre part, on voit Brunus, Salicetti, Lanfranc, détruire, d’une façon presque courante, les hypertrophies amygdaliennes avec le scalpel ou avec les caustiques (actuels et potentiels). Brunus fait même remarquer que, ces hypertrophies ayant une assez grande tendance à repousser, il est bon, dès qu’on en a pratiqué l’ablation, de cautériser le moignon restant au fer rouge.