‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 124 sur 174 · PLENCIZ · texte numérisé non relu

PLENCIZ

Plenciz a composé sur la scarlatine un traité où Syden ham, Morton, Huxham, Navieretc., sont largement mis à contribution ; mais il a utilisé aussi ses remarques personnelles ; il a notamment assez bien décrit l’angine des formes graves de la scarlatine. « Il y a, dit-il, un gonflement intense des parties qui constituent la gorge, de telle sorte que souvent le malade ne peut ni avaler, ni parler, ni même respirer librement, ce qui indique, comme on le voit, un degré très marqué d’inflammation, et celle-ci occupe non seulement le pharynx, le larynx, la base de la langue, les

TEMPS MODERNES

tonsilles et les autres portions de l’isthme, mais peut gagner l’œsophage, l’estomac, la trachée-artère et même les poumons. Dans ces cas, le malade est pris de nausées, de vomissements, de toux sourde et fréquente, d’oppression et parfois même d’orthopnée. » Les dépôts pultacés des amygdales, le jetage nasal, la dépression des forces, l’état misérable du pouls, etc. sont assez bien étudiés.

Dans la scarlatine normale, dit-il, la gorge est également prise. Mais il fait ressortir que les lésions se bornent alors à une rougeur intense avec une chaleur incommode. Les amygdales sont tuméfiées, et il en résulte une certaine gêne dans la déglutition.

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