‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 133 sur 174 · SENNERT · texte numérisé non relu

SENNERT

Parlant des ravages que la grippe fit à Rome en 1580, Sènnert montre à quel point elle se montra funeste à la population de cette ville. (D’après Schenkius, elle fit périr plus de neuf mille de ses habitants, chifîre considérable, celui-ci ne dépassant pas alors 150000). La maladie s’annonçait, dit-il, par une céphalalgie violente, un assoupissement continuel ou parfois de l’insomnie, une toux sèche, un sentiment de constrictionthoracique et diaphragmatique, de Vâereté dans la gorge. La convalescence, quand les malades n’étaient pas emportés par des complications pulmonaires ou nerveuses, ne s’établissait guère que vers le trentième ouïe quarantième jour. Cependant, la mortalité était relativement'peu élevée, étant donnée la fréquence extraordinaire de l’affection. La saignée produisait, d’après Sennert, des résultats désastreux,

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