‹ Histoire des marais, et des maladies causées par les émanations des eaux stagnantes. Ouvrage qui a obtenu le prix mis au concours par la Société Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'OrléansChapitre 54 sur 99 · DE MARAIS. — SYMPTOMES · texte numérisé non relu

DE MARAIS. — SYMPTOMES

faiblesse des muscles , la fréquence du pouls , la céphalalgie , l’affaissement , la stupeur des facultés intellectuelles et sensoriales; enfin, la modification éprouvée par les sécrétions et par la chaleur, ne sont pas des signes irrécusables de l’existence d’une surexcitation ( je n ai pas dit d’une phlegmasie ) ; mais d’autres symptômes la décèlent. Si, dans quelques cas , le système nerveux est le siège spécial de la fièvre de marais j les phénomènes de son affection ont eu l’initiative, et se sont toujours montrés en première ligne ; si les viscères abdominaux sont le siège de la pyrexie (cas infiniment plus commun que le précédent ) , il existe un grand désordre dans leurs fonctions* mais c’est rarement une inflammation aiguë qui les affecte ; rarement la langue est desséchée, fendillée , rouge à sa pointe et sur ses bords; l’abdomen n’est presque jamais douloureux. L’affection des viscères abdominaux , et par ce mot : viscères, je ne désigne pas exclusivement les voies gastriques, je l’applique encore au foie, à la rate, aux ganglions mésentériques: l’affection des viscères abdominaux, dis-je, est chronique; elle est caractérisée au déclin de la fièvre , lorsqu’une phlegmasie positive a succédé à l’irritation , par la lenteur et l’imperfection des digestions, par la diarrhée, l’empatement du ventre , la tuméfaction des hypocondrcs , la chaleur âcre et la couleur jaune paille de la peau , enfin par les progrès de la leucophîegmatie. Ne voilà-t-il pas le cortège de symptômes ordinaire aux phlcgmasies alidominales chroniques; en manque-t-il un seul l

276 NATURE DES FIÈVRES INTERMITTENTES Le cœur est affecté pendant les paroxysmes ; alors ses contractions sont accélérées , le pouls augmente de fréquence , l’état fébrile a lieu , l’affection gastrique existe souvent sans fièvre, et cette manière d’étre a lieu lorsque la modification pathologique qui constitue la pyrexie, n’a pas assez d’intensité pour irriter le cœur sympathiquement. Ces états pathologiques apyrétiques, peuvent encore être expliqués par le peu d’énergie de la susceptibilité individuelle.

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