‹ Histoire des marins français sous la RépubliqueChapitre 71 sur 71 · EXPÉDITION DE GANTEAUME (AN IX · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DE GANTEAUME (AN IX

En rade de Toulon, ù bord do rindivisible, le 4 ventôse an IX de la République française.

Le contre-amiral Ganteaume, conseiller d'iîtat, au citoyen Forfait, ministre de la mahue et des colonies.

Citoyen ministre,

J'ai l'honneur de vous adresser la copie du rapport de roflicuT du génie maritime de l'escadre, relativement a la situation des

vaisseaux, situation qui, me ftMPcaot d'entrer dans ce port, se Bi*a pas permis de tromper» par de fàossos roulest l'eaneml que j'mis > à ma poursuite, k moins de compromettre, avee la dernière évi* denee, les forces qui me sont eonfiées.

Certain de l'intérêt que le gouvernement attache au succ^ de mon expédition, ma position a été aiïreuse lorsque je me sui^ \ û arrêté par Ir mauvais étal des vaisseaux et lorsque les premières i diflRLiUVs a\ aient duja été vaincues ; mais, quels que fussent mi bonne volonté et mon zélé, il était impossible, avec des vaissi^aux qui n'avaient plus ni mâts ni voiles de recliange v: d autres dont le corps était en mauvais état, que je m'exi)osass«' enirt- deux escadres ennemies suiMTioiires en force à celle que je commande. Les revers surtout que n'a cessé d'éprouver la marine dans le cours de la guerre me faisaient un devoir de ne pas agir imprudeounent lorsque toutes les chances éuient contre nous.

L'aocident que j'^inouve, citoyen ministni aura tov^ouis lieu lorsqu'on hasardant des expéditions on ne se convaincra pas^ dans les ports, que, obligé de lutter avec un ennemi extrêmement supérieur et toujours solidement et supérieurement gréé, il luit ne rien négliger pour que les chances soient égales pour nos vaisseaux, quant à la solidité du corps, de la mâture et des agrès.

Lorsque je dus partir, l'été dernier, avec cinq vaisseaux, pour aller croiser dans l'Océan, je demandai et insistai fortement auprès de Tordonnateur de Brest pour que tous les vaisseaux de la division entrassent dans le bassin, à i*exception de llndivisible, sur lequel j'avais mon pavillon et qui en sortait depuis peu. Je demandai qu'ils y fussent visités dans toutes leurs parties, que leur carène, par conséquent, fût nettoyée, afin qu'ils pussent tous acquérir le degré de marche dont ils étaient susceptibles, mesure sans laquelle nos forces seront tnujoi.U5 dangereusement exposées, lorsque nous les hasaidcious (It vanl un ennemi supérieur. J'éprouvai, à cet égard, les plus gi'andes difficultés, et ayant été à Paris quelque temps après, j'appris par \'om (\\v^ l'on s'était plaint sur ce que j*avais exigé un travail inutile et la reulrée, dausieiiassin, desvats^ seaux qui depuis un an y avaient été visités.

Je crois alors vous avoir prouvé que les rapports qui vous avaient été laits sur cet objet avaient été sujets à erreur et que les vaisseaux le Dix-Aoûtt ie Formidable et la Constitution, qui étaient ceux sur lesquels portait la plainte, n'avaient été visités depuis plusieurs années. Cependant, ces vaisseaux, malgré les oppositions qui avaient eu lieu, le furent conformément à ma demande; mais tout me porte à croire que la présomption dans laquelle on était dans

le port qu'ils fi'avaieiit besoin de rien fut cause que celle visilc fut !H 1 « i faite avec la plus grande inexaclilude.

Le Dix-Aont r\ on, dans la traversée, sa puibro loialeiiient ébranlée et séparée de l'élrave, les chevilles qui la tiennent avec cette partie du vaisseau ayant manqué. Cet accident nVst pas dû en entier an travail qu'a eu le vaisseau pendant la traversée; il fallait qu'il fût déjà endommagé avant le départ.

Le capi^ne fiergeret avait, avant le départ de Brest, fait divers rapports sur les besoins de son vaisseau et prévu l'avarie qui se déclara.

Le Formidable a sa râblnre de Tétrave en trés-mauvais état; il a fait beaucoup d*eau pendant la traversée, et enfin la rupture du

mât de beaupré du Desaix vient particulièrement d'un boulet qui

le traverse en plein, avarie qui aurait dû nreossiler son chan<^ement lorsque ce vaisseau a été destiné à faire partie d'une expédition intéressante, entreprise dans la plus grande rigueur de la saison.

J'ajouterai à ce coin pie que tous uu.h ntab de liuiie >miiI \euus bas avec des temps ordinaires, par h mauvaise quaiili' ilc nos cordages, et que, si d'autres précautions ne sont prises pour consolider et assujettir les mâtures, les capitaines qui sortiront seront loujours à la veille d'être compromis.

Il est temps, citoyen ministre, que nous imitions nos rivaux, lorsqu'ils nous oflirent d'une manière évidente des dispositions meilleures que les nfttres. J*ai cm m'apercevoir que les mâts des vaisseaux et frégates anglaises ont beaucoup plus de Ion que les nôtres et qu'ils assujettissent par là mieux leur mâture que nous ne le faisons; celle du Succès peut prouver ce (lue j'avance, et déjà les officiers du génie de ce port en ont fait l'observation.

Salut et fraternilé*

Gant&aumb.

EBRATA.

Page lôî, ligne 4 :

Au liuu de bâbord, lisez Iribord.

Page 169, ligne 9 :

Au lieu de vergue de misaine, lisez vergue barrée.

Page 169, ligoe 10 :

Bu imprimez • au contraire. •

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Jnpon : Mœurs, ((niiiimfs (ir^i-nptiau, {téograpluc, rappurt>> jîv.t if-^ F.nrop<'rîn«, pa'' * d't'lal-inajùi !m Pni, nm n u t oitiai.irHlaiU de \a coutre-guiTiila ir.ttH;ui<>(* .'iii îfeiè^uc. 1 v.,.

■•e Japon loi eut, pur ie .comte de Montblanc , membre de lu Société de

%m Smpmn^ histoire descrifrtioo, mœurs* coQtainM» nHii|iofi, rapporis ai tfiitês-«w péeiis. r)ar MM. fvoiuinei et Made-Untn* t bcao& voinnMi ia-it uoomçêpÈéê «Towl

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aux anciennes archives des indi;:èiies, ^ ^ I nhht'* firnsstuf de Hourhourg, ancien aoBSi^ la h'gatiuu de France au Mexique et adnniu^irateur ecclésiaslique des ludietlS deBalxas ttMuala*. 4 forts voluino iu S raisiu avec carie el ligures.

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decios!,' hydrographes, etc., etc., les plus célèbres, par MM. Ixvot, biblMÂ Brest, et IHinneaud, professeur d'histoire à TEcole navale. ( n très-fort vol. tn-tl.

Yoyairr li In rôtr orientale d\%rrique. exécuté par 1c brick le narnuè'dic, sons If ^ dem«ul de M. Guillain, capitaine de vaisseau, publié par ordre du gonvemeuieitt. 3 ' t 1041 et 1 allas grand in-folto composé de HO plaocfaes (caries, plaus, vues, oQolome». ethnologie, ethnographie, etc.). d'après des épreuves daguerrieunes et les deaaàiadetfi-1

guet el Bridet, ensei/rn's dî» vaisseau, avec plusieurs grandes cartes gravées. ■

journal d'une réitlclonoi* on rîmiwtile, par Slanifilas Itetl i <mi v rage traduit 4f ^ 4 augmeuie d'une uitrudni'Uuu hii»ioiaiuc cl geographuiue, el de notes Urées d^OQvra^''^ non traduits, par L,.V99len de SaHU-Martim, t vol. lu-ll accompagnés du pliiliimii m

ffute.

1 a. is. - Imprime, te de M- V- buccuAiu».ii»i^>»^ .1. i ^

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