PRÉFACE
Dans ce livre, nous nous sommes proposé de suivre l'évolution des mathématiques chez les divers peuples, depuis Torigine de la civilisation jusqu'à la fin du XIX® siècle. C'est dire assez, a^u Tampleur du sujet traité, combien de recherches intéressantes mais de second ordre toutefois, nous avons été obligé d'omettre. Aussi nous n'avons pas la prétention d'avoir épuisé une matière à laquelle Montucla au xviii^ siècle, et Moritz Cantor, tout près de nous, ont consacré de gros volumes. Notre
but est d'ailleurs différent : ces auteurs s'adressent à ceux qui savent, nous demandons simplement que ceux qui apprennent nous lisent. Nous avons donc banni de ces pages tout luxe d'érudition , nous n'avons donné de renseignements biographiques que pour les principaux mathématiciens, nous bornant pour ceux de moindre importance à faire figurer, dans une table placée à la fin du volume, leur date de naissance et de mort. Surtout, nous nous sommes efforcés de rester très élémentaire^ en évi-
rRÈFACE
tant, autant que possible, de surcharger notre récit de formules ou d'équations.
Malgré cela , on trouvera dans notre histoire certaines nouveautés. On rencontrera des noms que des ouvrages beaucoup plus complets n'ont même pas cités, et, on constatera l'omission de plusieurs autres dont la réputation surfaite par leurs contemporains peut être appréciée plus justement par la postérité.
Un mot encore sur l'illustration. Nous l'avons voulu exclusivement documentaire. Les fac-similés de manuscrits, d'ouvrages anciens ou de portraits sont des reproductions photographiques des originaux existant dans des collections publiques ou privées. Les historiens de la science s'inquiètent souvent très peu de ces détails qui, à notre avis, ont leur importance. En particulier, pour les portraits, ils adoptent la première gravure venue, sans s'enquérir de son authenticité. Nous avons jugé utile de procéder différemment : tous ceux qui figurent dans notre volume ont été soigneusement contrôlés, et nous avons toujours indiqué leurs sources.
Enfin , c'est pour nous un agréable devoir de remercier tous ceux qui nous ont aidé : M. Rebière, examinateur à l'Ecole de Saint-Cyr, qui a mis libéralement à notre disposition les ressources de sa bibliothèque si riche en livres d'histoire scientifique ; M, Gino Loria, professeur de l'Université de Gênes, M. Dikstein, de Varsovie ; M. Paul Tannery, si compétent en ce qui touche la période hellène et M. Enestrom, l'aimable directeur de la Jiihliotheca Mathcmatica de Stockholm. Ces savants nous ont