‹ Histoire des œuvres de H. de Balzac (volume 2)Chapitre 112 sur 195 · Les Alchimistes · texte numérisé non relu

Les Alchimistes

elle entra en 1846, toutes divisions supprimées, dans le tome III de la cinquième édition des Études philosophiques (première édition de la Comédie humaine, tome XVI), sous son titre actuel : la Confidence des Ruggieri.

Dans la première édition de la Comédie humaine, le début du dernier paragraphe de la page 580 actuelle était tout autre qu'il n'est aujourd'hui ; nous conservons ici toute la partie changée maintenant :

Quant à la soif de domination qui dévorait Catherine, et qui fut engendrée par un désir inné d'étendre la gloire et la puissance de la maison de Médicis, cette instinctive disposition était si bien connue, ce génie politique s'était depuis longtemps trahi par de telles démangeaisons, que Henri II dit au connétable de Montmorency, qu'elle avait mis en avant pour sonder son mari : — Mon compère, vous ne connaissez pas ma femme; c'est la plus grande brouillonne de la terre, elle ferait battre les saints dans le paradis, et tout serait perdu le jour où on la laisserait toucher aux affaires. Fidèle à sa défiance, ce prince occupa jusqu'à sa mort de soins maternels cette femme qui, menacée de stérilité, donna dix enfants à la race des Valois et devait en voir l'extinction. Aussi, l'envie de conquérir le pouvoir fut-elle si grande, que Catherine s'allia, pour le saisir, avec les Guises, les ennemis du tronc ; enfin, pour garder les rênes de l'État entre ses mains, elle usa de tous les moyens, en sacrifiant ses amis et jusqu'à ses enfants. Cette femme, de qui l'un de ces ennemis a dit à sa mort : — Ce n'est pas une reine, c'est la royauté qui vient de mourir, ne pouvait vivre que par les intrigues du gouvernement, comme un joueur ne vit que par les émotions du jeu.

La troisième partie parut pour la première fois sous son titre actuel, dans la Mode, numéro du 8 mai 1830, terminée par cette sin gulière annotation :

Extrait des mémoires que je fais sans savoir à qui je les attribuerai.

elle y était accompagnée de la note que voici :

Ce morceau est l'un des plus importants que contiendra un livre auquel M. de Balzac travaille depuis longtemps et qui a pour titre : Scènes de la Vie politique.

Cet ouvrage, digne de l'auteur des Scènes de la Vie privée ', fait partie d'unecôl- Icction remarquable publiée par la maison Marne et Delaunay-VaJlée. Nous avons déjà t'ait connaître à nos abonnés el Verdugo, extrait des Scènes de la Vie militaire. Le succès que ce fragment a obtenu dans le monde et dans les salmis nous a permis de croire qu'on accueillerait avec plaisir un article dont la gravité contraste peut-être avec l'esprit de ce recueil. (Xote du Rédacteur.

Elle parut ensuite, non inédite, on le voit, dans la Revue des Deux Mandes, numéro de décembre 1830, sous le titre de : le Petit Souper, conte fantastique. En 1831, ce récit entra dans les Romans et Contes philosophiques, sous son titre actuel, qu'il a toujours gardé ensuite, puis, en 1837, dans la quatrième édition dos Éludes philosophiques, daté pour la première fois, de Paris, janvier 1830, qui est la date exacte et non pas 18'28, comme toutes les éditions datées l'ont indiqué depuis par erreur. En janvier 1843, il forma pour la première fois la troisième partie de Catherine de Médicis expliquée, et, en 1846, il a fait partie au même titre du tome III de la cinquième édition des Études philosophiques [première édition de la Comédie humaine, tome XVI). 11 a conservé ce cla— •«■meut dans l'édition définitive.

LXXXII. Les Proscrits, daté de Paris, octobre 1831. Dédié Aima Sorori. Ce récit parut pour la première fois dans la Revue de Paris. en mai 1831, divisé en trois chapitres : le Sergent de ville, le Docteur en théologie mystique el le Poète; il entra la même année dans les Romans et Contes philosophiques et passa ensuite, dédié et daté, en 18.;."), avec Louis Lambert et Séraphita, dans le Livre mystique, deux volumes in-8°, chez Werdet, avec préface collective (voir tome XXII, page 418] ; puis, en 1840, dans les volumes de la quatrième édition des Éludes philosophiques intitulés le Livre des douleurs, avec Massimilla Doni, Gambara et Séraphita. En 1846, il entra, dédié pour la première fois séparément, et toutes divisions enlevées dans le tome III de la cinquième édition des Études philosophiques (première édition de la Comédie humaifie, tome XVI).

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