‹ Histoire des œuvres de H. de Balzac (volume 2)Chapitre 18 sur 195 · Comme quoi les Almavivas sont · texte numérisé non relu

Comme quoi les Almavivas sont

souvent plus forts que les Figaros.

50. Combien l'on a raison d'apprendre aux enfants les fables de la Fontaine (en volume, Combien de choses les fables de la Fontaine expliquent).

Enfin, en 1845 encore, cette partie entra, datée comme aujourd'hui, sons le seul titre de « dernière partie », et toutes les divisions de chapitres enlevées, dans le tome IV de la cinquième édition des Scèmes île la Vie privée (première édition de la Comédie humaine). Elle se terminait alors par ces mots, enlevés en partie aujourd'hui :

Calyste tendit la main à sa femme et la lui serra si tendrement, en lui jetant un regard si cloquent, qu'elle dit à l'oreille de la duchesse: « Je suis aimée, ma mère, et pour toujours! »

Aujourd'hui, comme on l'a vu, tout l'ouvrage porte pour la première fois sa division en trois parties avec titres, et la date de 1838-18AA-

XXI. Gobseck, daté de Paris, janvier 1830. Dédié au baron Barchou de Penhoen en 1840. Cette nouvelle parut pour la première fois dans le tome I de la première édition des Scènes de la Vie privée, deux volumes, avril 1830, sous le titre de : les Dangers de l 'inconduite ; elle était alors divisée en trois chapitres : l'Usurier, l'Avoué et la Mort du mari, dont le premier avait paru inédit dans la Mode du 26 février 1830. En 1835, sous le titre de : le Papa Gobseck, elle entra, datée pour la première fois, dans le tome I de la première édition des Scènes de la Vie parisienne, d'où, en 18/i2, elle fut retirée pour reprendre place, sous son titre actuel et augmentée de sa dédicace, dans le tome II de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine).

XXII. La Femme de trente ans : I. Premières fautes. II. Souffrances inconnues. III. A trente ans. IV. Le Doigt de Dieu. V. Les Deux Rencontres. VI. La Vieillesse d'une mère coupable. Daté de Paris, 1828- 18M. Dédié à Louis Boulanger. Les différents chapitres de ce récit

parurent d'abord détachés, et même, dans la première édition de librairie, où ils forment le tome IV de la deuxième édition des Scènes de la Vie privée, mai 1832, ils ne sont pas réunis entre eux, et un avis de l'éditeur (voir tome XXII, page 382) donne seul quelque lien aux chapitres. Dans l'édition suivante, où les chapitres sont datés, tome IV de la troisième édition des Scènes de la Vie privée, 183^-1835, Balzac intitula le tout Même histoire,etût une préface datée du 25 mars 1834 (voir tome XXII, page 382), qui expliquait sommairement sa pensée; pourtant ce ne fut qu'en 1842, dans le tome 111 de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine), que les personnages continuèrent à porter les mêmes noms à travers les divers chapitres du roman, qui devint alors définitivement un ouvrage suivi. Il est facile de découvrir le motif qui avait forcé l'auteur à ne pas attribuer d'abord à une môme personne les diverses aventures de la Femme de trente ans. A l'époque où il publiait les différents chapitres de cette œuvre, qu'il fait commencer en 1813, sous le premier Empire, l'héroïne n'eût pu, si c'eût été un seul et même personnage, avoir atteint l'âge qu'il lui attribuait dans les différentes parties de son récit, qui embrasse une période de trente et un ans ; aussi s'empressa-t-il, en préparant la dernière version qu'il ait corrigée de ce roman, de le dater de 1828-1844 au lieu de 1828-1842, afin de prolonger encore l'intervalle existant entre la date du début et celle de la fin de l'ouvrage. Il rendit possible ainsi l'indication qu'il plaça à la première ligne du dernier chapitre, que l'histoire s'achève en 1844, et non plus en 1842, comme dans l'édition précédente. La dédicace fut publiée pour la première fois en 1842 dans le tome III.de la cinquième édition des Scènes de la 17e privée (première édition de la Comédie humaine).

Voici maintenant l'origine de ces divers chapitres. Le premier, Premières faules, a paru pour la première fois sous le titre de : le Rendez-vous, dans la Revue des Deux Mondes, numéros de septembre et d'octobre 1831; il y était divisé ainsi : la Jeune Fille, la Femme, la Mère, lu Déclaration, le Rendez-vous. La première de ces divisions avait déjà paru, signée « comte Alex, de B. », dans la Caricature du :T) Qovembre 1830, sous le titre de : Dernière Revue de .\upoléon,et elle a reparu depuis dans divers journaux reproducteurs sous celui de : une Revue on Carrousel; ce morceau finit à la fin de la ligne Mi, page 530. Le Rendez-vous parut pour la première fois en volume et sous ce titre dans le tome IV de la deuxième édition des Scènes de la Vieprivée, mai L832. Ce D'est que dans la troisième édition, 1834-1835,

que ce chapitre fut daté de Paris, janvier 1831, et ce n'est qu'en 1842, dans le tome III de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine) que ce morceau prit son titre actuel, toutes divisions supprimées.

Le deuxième chapitre, Souffrances inconnues, a paru pour la première fois, inédit, daté de Paris, 15 août 1834, dans le tome IV de la troisième édition des Scènes de la Vie privée, 1834-1835.

Le troisième chapitre, A trente ans, daté pour la première fois d'avril 1832 dans la troisième édition des Scènes de la Vie privée, 1834-1835, a paru pour la première fois dans la Revue de Paris d'avril 1832, sous le titre de la Femme de trente ans, titre qui servit depuis 1842 à tout l'ouvrage, et, pour la première fois en volume, dans letome IV de la deuxième édition desScènes de la Vie privée, mai 1832. C'est de ce fragment seul que Sainte-Beuve parle avec éloge dans le tome II des Causeries du lundi.

Le quatrième chapitre, le Doigt de Dieu, a été publié en deux parties distinctes ; la première, sous le seul titre de : le Doigt de Dieu, a paru pour la première fois dans la Revue de Paris du 25 mars 1831, et, pour la première fois en volume, dans le tome IV de la deuxième édition des Scènes de la Vie privée, mai 1832. Il a porté pour la première fois la date de mars 1831 et le sous-titre de la Bièvre, clans l'édition de 1834-1835. La deuxième partie, intitulée la Vallée du torrent, a paru pour la première fois, inédite, datée du 25 mai 1834, dans le tome IV de la troisième édition des Scènes de la Vie privée, 1834-1835. Ces sous-titres et ces divisions ont été supprimés en . 1842 dans la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine), et Balzac ajouta le paragraphe III de la page 629 pour souder les deux parties ensemble.

Le cinquième chapitre, les Deux Rencontres , parut pour la première fois dans la Revue de Paris, des 21 et 28 janvier 1831 ; il était divisé en deux parties dont voici les titres : la Fascination, le Capitaine pains ien, et se terminait par ces mots : « S'il y eut entre ces deux êtres une troisième rencontre, ce ne fut ni sur la terre, ni sur les eaux...» paragraphe qui fut enlevé lorsque les Deux Rencontres parurent pour la première fois en volume dans le tome IV de la deuxième édition des Scènes de la Vie privée, mai 1832. L'auteur y ajouta en revanche une troisième partie inédite, qui porta le titre d'Enseignement, et, dans l'édition de 1834-1835, où il data pour la première fois les morceaux, il mit la date de janvier 1831 à la fin seulement des trois chapitres des Deux Rencontres, ce qui était absolument inexact

pour l'Enseignement, écrit en 1832. En 1842, dans la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première de la Comédie humaine), toutes ces divisions ont disparu.

Enfin, le sixième chapitre, la Vieillesse d'une mère coupable, a paru pour la première fois, inédit, sous le titre de V Expiation, dans le tome IV de la deuxième édition des Scènes de la Vie privée, mai 1832. Il fut daté de Saint-Firmin, mai 18,32, dans la troisième édition, 1834- 1835. Ce dernier chapitre n'a pris le titre qu'il porte aujourd'hui qu'en 1842, dans la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine).

Il est regrettable pour l'histoire littéraire que la plupart des dates que nous venons de recueillir ici aient été effacées depuis l'édition qui a précédé la version définitive sur laquelle nous faisons ce travail; d'autant plus que celles de 1828-1846, que l'auteur y a substituées, ne sont vraie* ni l'une ni l'autre; on a pu s'en convaincre en lisant la présente étude.

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