La mort du père
Toutes ces divisions ont disparu en 1843, lorsque cel ouvrage entra, daté et augmenté de sa dédicace, dans le tome i de la troisième édition des Scènes de la Vie parisienne (première édition de la ('.mm'' die humaine, tome IX). Dans l'édition définitive qui nous occupe, Balzac
l'a désigné dans ses notes posthumes, pour entrer dans les Scènes de la Vie privée, et a enlevé le passage suivant, qui se trouvait après les mots : « cette gracieuse femme », ligne 5, page 220 :
En entrant dans la galerie où Ton dansait. Rastignac fut surpris de rencontrer un de ces couples que la réunion de toutes les beautés humaines rend sublimes à voir. Jamais il n'avait eu l'occasion d'admirer de telles perfections. Pour tout exprimer en un mot, l'homme était un Antinous vivant, et ses manières ne détruisaient pas le charme qu'on éprouvait à le regarder. La femme était une fée, elle enchantait le regard, elle fascinait l'âme, irritait les sens les plus froids. La toilette s'harmoniait chez l'un et chez l'autre avec la beauté. Tout le monde les contemplait avec plaisir et enviait le bonheur qui éclatait dans l'accord de leurs yeux et de leurs mouvements.
— Mon Dieu, quelle est cette femme? dit Rastignac.
— Oh! la plus incontestablement belle, répondit la vicomtesse. C'est lady Brandon; elle est aussi célèbre par son bonheur que par sa beauté. Elle a tout sacrifié à ce jeune homme. Ils ont, dit-on, des enfants. Mais le malheur plane toujours sur eux. On dit que lord Brandon a jure de tirer une effroyable vengeance de sa femme et de cet amant. Ils sont heureux, mais ils tremblent sans cesse.
— Et lui ?
— Comment! vous ne connaissez pas le beau colonel Franchessini?
— Celui qui s'est battu...?
— Il y a trois jours, oui. Il avait été provoqué par le fils d'un banquier; il ne voulait que le blesser, mais par malheur il l'a tué.
— Oh!
— Qu'avez-vous donc? vous frissonnez, dit la vicomtesse.
— Je n'ai rien, répondit Rastignac.
Une sueur froide lui coulait dans le dos. Vauftrin lui apparaissait avec sa figure de bronze. Le héros du bagne donnant la main au héros du bal changeait pour lui l'aspect de la société.
XXJV. Le Colonel Chabert, daté de Paris, février-mars 1832. Dédié à la comtesse Ida de Bocarmé, née du Chasteleer. Imprimé pour la première fois dans l'Artiste des 20, 27 février, 6 et 13 mars 1832, sous le titre de la Transaction, avec les subdivisions suivantes : I. Scène iVêtade. II. La Résurrection. III. Les Deux Visites. IV. L'Hospice de la vieillesse, ce conte reparut la même année dans le tome I du Salmigondis, recueil en douze volumes in-8°, chez Fournier jeune, par divers auteurs, sous le titre de : le Comte Chabert, et dans le tome IV de la première édition des Scènes de la Vie parisienne, 1835, daté de février-mars 1832, sous le titre de : la Comtesse à deux maris. Il avait alors trois subdivisions : une Étude d'avoué, la Transaction, l' Hospice
de la vieillesse, qui disparurent en 1844 lorsqu'il prit son titre actuel, en entrant, augmenté de sa dédicace, dans le tome II de la troisième édition des Scènes de la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome X). C'est dans l'édition définitive que l'auteur met pour la première fois la date 1840 au lieu de 1832, ligne 16, page 305. Même observation qu'au numéro précédent, relativement à sa présence aujourd'hui dans les Scènes de la Vie privée.
XXV. La Messe de l'athée, daté de Paris, janvier 1836. Dédié à Auguste Borget. Imprimé pour la première fois dans la Chronique de Paris du 3 janvier 1836, ce récit parut pour la première fois en volume, avec sa date et sa dédicace actuelles, en 1837, dans le tome XII de la quatrième édition des Élude* philosophiques, d'où il fut enlevé en 1844 pour entrer dans le tome II de la troisième édition des Scènes de la Vii1 parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome \). Voici une note qui l'accompagnait dans le journal en 1836 et qui a disparu depuis :
Quoique les circonstances de ce récit soient toutes vraies, ce serait un tort grave d'en faire l'application à un seul homme de cette époque, l'auteur ayant rassemblé sur une même figure des documents relatifs à plusieurs personnes.
Même observation qu'aux récits précédents, relativement à l'entrée de celui-ci dans les Scènes de la Vie privée.
XXVI. L'Interdiction, daté de Paris, février 1836. Dédié au contreamiral Bazoche. Imprimée pour la première fois dans la Chronique de Paris des 31 janvier, 4, 7, 11 et 18 février 1836, avec les divisions suivantes :