‹ Histoire des œuvres de H. de Balzac (volume 2)Chapitre 39 sur 195 · Les prémices de Paris · texte numérisé non relu

Les prémices de Paris

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[.■autrui" réimprima dans cet ouvrage deux pièces de vers qu'il avait publiées dans 1rs Annales romantiques pour 1827-1828, par divers, un volume in- 1 s chez Urbain Ganel, 1828; on les retrouvera aux pages 17'.) el 212 de cette édition; mais, comme elles présentent de légères différences entre les deux versions, nous réimprimons ici la première pour que les curieux puissenl 1rs comparer.

Du sein de ces torrents de gloii t <lr lumière

Où, sur des harpes d'or, les Esprits Immortels, Aux pieds de Jéhova, rcdiscnl la prière !><• dos plaintifs autels ;

Souvcnl un Chérubin à chevelure blonde, Voilanl l'éclat de Dieu par son fronl refli té, Laisse au parvis des cieux son plumage argenté, El dcs( end 3ur le monde :

Comprenant du Très-Haut le sublime regard, Il vient sourire au pauvre à qui tout est souffrance : Et par son tendre aspect rappeler au vieillard Les doux jeux de l'enfance;

Il inscrit des méchants les tardifs repentirs; A la vierge amoureuse il accourt dire : « Espère ! >< Et, le cœur plein de joie, il compte les soupirs Qu'on donne à la misère.

De ces Anges d'amour, un seul est parmi nous Que le soin de notre heur égara dans sa route; En soupirant, il tourne un regard triste et doux Vers l'éternelle voûte.

Ce n'est point de son front l'éclatante blancheur Qui m'a dit le secret de sa noble origine; Mais son tendre sourire et l'accent enchanteur De sa plainte divine.

Ah ! gardez, gardez bien de lui laisser revoir Le brillant Séraphin qui vers les cieux revole; Trop tôt, il lui dirait la magique parole Que, pour nager dans l'air, ils prononcent le soir.

Vous les verriez, des nuits perçant les sombres voiles, Comme un point de l'aurore atteindre les étoiles

De leur vol fraternel ; Et, le marin, le soir, assis sur le rivage, Levant un doigt craintif aux campagnes du ciel, De leurs pieds lumineux montresait le passage.

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