‹ Histoire des œuvres de H. de Balzac (volume 2)Chapitre 63 sur 195 · Chez une lorette. | -• lintre deux chiens linis · texte numérisé non relu

Chez une lorette. | -• lintre deux chiens linis

Il parut pour la première foison volume, sans divisions, dédié et daté, en 1846, dans le tome IV de la troisième édition d<-s Scènes de la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome XII , et portait alors le titre d'Esqitisse d'hommes d'affaires d'après nature. En 1847, il termina aussi, sous le même titre, le tome II d'un Drame dans les prisons {Où mènent les mauvais chemins, troisième, partie de Splendeurs et Misères des courtisanes). Enfin, dans l'édition définitive, ce morceau change de titre pour la troisième fois.

L. Un Prince de la bohème, daté de 1839-1845. Dédié à Henri Heine. Ce récit parut pour la première fois, sous le titre de : les Fantaisies de Claudine, daté d'août 1840, aux Jardies, dans le numéro du 25 août 1840 de la Revue parisienne ; il entra ensuite en 1844sousson titre actuel, et dédié, dans le tome 11 d' Honorine, puis en 1846 dans le tome IV de la troisième édition des Scènes de lu Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome \I1 , accompagné de sa dédicace et de ses dates actuelles. La version de la Revue parisienne, qui a été publiée de nouveau sous son premier titre en 1853, en un petit volume in-24, chez Eugène Didier, contient deux chapitres : la Bohème de Paris et le Ménage de Claudine: il y a quelques différences entre cette version el celle de la Comédie humaine, et ce sont ces changements, exécutés en 1845, qui ont motivé la double date que porte actuellement ce récit. Après les mots « peut-être pas pris garde », ligne 17, page 40, le premier chapitre de la nouvelle, se terminait par cette réflexion assez bizarre :

On, pour employer un titre inventé par M. Victor Hugo, est une autre ç/uitarr '

Déplus, c'était alors à madame de Rastignac el non à madame de Rochefide que l'histoire était racontée, ce qui motivail cette autre fin du récit après les derniers mots de la page 53 : « il esl à la Chambre des pairs » (dans la première version il \ a : « Tandis qu*il est de la Cour... » , on lisait : •

— Appelez-vous cola do l'avancement? répondit-elle (madame de Rastignac) en

souriant au milieu d'une tristesse profonde.

La jolie baronne avait les yeux humides et y passait les dentelles do son mouchoir.

— Qu'avez-vous?

— Mon cher Nathan, dit-elle en me lançant un amer sourire, je sais un autre ménage où c'est le mari qui est aimé, et où c'est la femme qui est du Bruel.

J'avais oublié, comme cela nous arrive souvent à nous autres gens d'imagination, qu'après quinze ans d'une liaison continue, ct'après avoir, selon le mot de laBourgoin, essayé son gendre, la baronne Delphine de Nucingen avait marié sa fille à. Rastignac, que la vieille financière gouvernait entièrement cet homme d'État sans qu'il s'en aperçût, et que la jeune baronne de Rastignac avait fini par apprendre la dernière ce que tout Paris savait.

— Vous allez publier cela, me dit Nathan.

— Certes.

— Et le dénoûment.

— Je ne crois pas aux dénouements ; il faut en faire quelques-uns de beaux pour montrer que l'art est aussi fort que le hasard ; mais, mon cher, on ne relit une œuvre que pour ses détails.

— Mais il y a un dénouement, me dit Nathan.

— Eh!

— La jeune baronne de Rastignac est folle de Charles-Edouard. Mon récit avait piqué sa curiosité.

— Oui, mais la Palférine?

— Il l'adore !

— La malheureuse !

Dans la version qui suit Honorine, un Prince de la bohème est divisé ainsi :

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