‹ Histoire des œuvres de H. de BalzacChapitre 21 sur 217 · Le contrat de mariage (en 3 journées · texte numérisé non relu

Le contrat de mariage (en 3 journées

Kn 18Zi2, augmenté de la dédicace, il entra, sous son titre actuel et toutes les divisions enlevées et remplacées par une seule : Conclusion, dans le tome ITl de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Comédie humaine).

XXVIII. Antre Élude de femme, daté de Paris 1839-1842. Dédié à Léon Gozlan. Publié pour la première fois en volume, avec sa dédicace, en 18Zi2, dans le tome II de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée (première édition de la Cojnédie hu?naine), ce récit contient plusieurs nouvelles et fragments pris à d'autres ouvrages de Balzac, non réimprimés dans la Comédie humaine, tels que des fraq-ments dhme Conversation entre onze heures et minuit (voir plus loin), notamment un récit inséré d'abord sans titre dans cette nouvelle, puis, sous celui de la Maîtresse de notre colonel, dans le numéro 10 du Napoléon, mars 1834, et le commencement de la Femme comme il faut, étude qui parut en 18ZiO dans les livraisons du tome I des Français peints par eux-mêmes, huit volumes in-8'' chez Curmer, 18ZiO- 1842. Autre Étude de femme a paru de nouveau, sous le titre de : les Premières Armes d'un lion, en 18Zi5, à la suite de la Lime de miel (voir plus haut Béatrix) , et était alors divisée ainsi :

Le secret des soirées parisiennes.

Chez mademoiselle des Touches.

Ce qui ne se trouve qu'à Paris.

Une loi du goût.

L'orateur.

Une définition de la femme.

Profil de grande dame.

Idées de de Marsay sur la ja-

lousie.

Jeune, beau, spirituel, aimant?

très-fort, et... trahi.

iO.

La femme est un singe.

Profonde sensation.

Les cheveux.

Dieu, riiorrcur et les dames.

Une scène modèle.

Le sublime de ces sortes de

poèmes.

Un trait de lumière.

Une vérité sociale.

Autres vérités.

De la transformation dos sociétés

par l'état de la femme.

Emile Blondet professe.

Questions incidentes.

Blondet se résume.

Où Ganalis monte sur ses grands

chevaux de tribune.

Les contes s'attirent.

Histoire d'un incendie.

Suite de l'histoire d'un incendie.

Fin ou fi !

Dans l'édition définitive qui nous occupe, Balzac a placé à la buite d'Autre Étude de femme, la Grande Bretèche, nouvelle dont il a enlevé le titre de façon à faire suivre sans interruption les deux récits. La Grande Bretèche parut pour la première fois, inédite, dans le tome lll de la deuxième édition des Scènes de la Vie privée, mai 1832, avec le Message, sous le titre collectif de : le Conseil (Voir plus haut, le Message)-, puis, datée de 1832-1836, dans le tome III de la première édition des Scènes de la Vie de province, 183/i-1837, où, augmentée de deux autres récits, le Grand d'Espagne et V Histoire du chevalier de Beauvoir, extrait d'une Conversation entre onze heures et minuit, elle ne contient plus le Message; elle porte, dans cette édition et la suivante, 1839, le titre de la Grande Bretèche ou les Trois Vengeances, motivé par les trois récits que cette version contient. Les deux contes ajoutés avaient paru tous deux pour la première fois en février 1832, dans les Contes bruns, un volume in-8°, chez Urbain Canel et Adolphe Guyot, volume anonyme par Charles Rabou, Philarète Chasles et H. de Balzac, dont la part de collaboration à ce livre se bornait au Grand d'Espagne et à la Conversation entre onze heures et minuit. Ils ont été, en 18/i3, enlevés de la Grande Bretèche, et placés dans la Muse du département {Dinah Piédefer); enfin, en l8/i5, dans le tome IV de la cinquième édition des Scènes de la Vie privée, où ce récit entra allégé des deux contes en question , il a gardé seulement le titre de la Grande Bretèche, fin de Autre Étude de femme, le sous-titre de : les Trois Vengeances, ne pouvant plus rester après le retranchement des deux nouvelles qui l'avaient motivé; et, comme nous l'avons dit en commençant, l'auteur lui enleva définitivement ce titre, en datant pour la première fois ces deux morceaux ainsi réunis, dans l'édition qui nous occupe. Il a enlevé aussi ce court fragment qui se plaçait après le mot « perdu? » ligne 37, page 55/i :

Pour moi, jo trouve là fuite de la duchesse de Langeais, dit la princesse en regardant le général de Montriveau, tout aussi grande que la retraite de mademoiselle de la Vallière.

— Moins le roi, répondit le général.

Peu d'ouvrages de Balzac ont été aussi travaillés et remaniés que cette nouvelle ; il en prit encore d'autres fragments qu'il plaça dans la Muse du déparlement [Dinah Piédefer), en 1843; et dans toutes les éditions que nous venons de citer, jusqu'à celle de 18Zi5, il y a des pages entières qui ont disparu dans l'édition définitive, et qui ne se

trouvent chacune que dans une édition. Voici, pour commencer, la deuxième version de la Grande Bretèche (voir plus haut pour la première : le Conseil, dans le Message), extraite de la première édition des Scènes de la Vie de province, 183/i~1837. Cette version est en quelque sorte le germe de la Muse du départonent ; aussi s'y trouvet-il quelques très-courtes parties semblables.

Page 1