‹ Histoire des œuvres de H. de BalzacChapitre 57 sur 217 · Chez une lorette. | 2. Entre deux chiens finis · texte numérisé non relu

Chez une lorette. | 2. Entre deux chiens finis

Il parut pour la première fois en volume, sans divisions, dédié et daté, en 18Zi6, dans le tome IV de la troisième édition des Scènes de la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome XII), et portait alors le titre d'Esquisse dliommes d^ affaires d'après nature. En i^lxl, il termina aussi, sous le même titre, le tome II d'un Drame dans les prisons {Où mènent les mauvais chemins, troisième partie de Splendeurs et Misères des courtisanes). Enfin, dans l'édition définitive, ce morceau change de titre pour la troisième fois.

L. Un Prince de la bohème, daté de 1839-18Zi5. Dédié à Henri Heine. Ce récit parut pour la première fois, sous le titre de : les Fantaisies de Claudine, daté d'août 18ZiO, aux Jardies, dans le numéro du 25 août 18/i0 de la Revue parisienne; il entra ensuite en i%lxk sous son titre actuel, et dédié, dans le tome II d'Honorine, puis en 18Zi6 dans le tome IV de la troisième édition des Scènes de la Vie parisienne (première édition de la Comédie humaine, tome XII), accompagné de sa dédicace et de ses dates actuelles. La version de la Revue parisienne, qui a été publiée de nouveau sous son premier titre en 1853, en un petit volume in-2Zi, chez Eugène Didier, contient deux chapitres : la DoJième de Paris et le Ménage de Claudine; il y a quelques différences entre cette version et celle de la Comédie hwnaine, et ce sont ces changements, exécutés en 18Zi5, qui ont motivé la double date que porte actuellement ce récit. Après les mots « peut-être pas pris garde », ligne 17, page ZiO, le premier chapitre de la nouvelle, se terminait par cette réflexion assez bizarre :

Ceci, pour employer un titre inventé par M. Victor Hugo, q&\.\ïq.q autre guitare!

De plus, c'était alors à madame de Raslignac et non à madame de tlochefide que l'histoire était racontée, ce qui motivait cette autre fin du récit après les derniers mots de la page 53 : « il est à la Chambre des pairs » (dans la première version il y a : « Tandis qu'il est de la Cour... »), on lisait :

— Appelez-vous cela do l'avancement? répondit-elle (madame de Rastignac) en souriant au milieu d'une tristesse profonde.

La jolie baronne avait les yeux humides et y passait les dentelles de son mouchoir.

— Qu'avez-vous?

— Mon cher Nathan, dit-elle en me lançant un amer sourire, je sais un autre ménage où c'est le mari qui est aimé, et où c'est la femme qui est du Bruel.

J'avais oublié, comme cela nous arrive souvent à nous autres gens d'imagination, qu'après quinze ans d'une liaison continue, etaprès avoir, selon le mot de la Bourgoin, essayé son gendre, la baronne Delphine de Nucingen avait marié sa fille à Rastignac, que la vieille financière gouvernait entièrement cet homme d'État sans qu'il s'en aperçût, et que la jeune baronne de Rastignac avait fini par apprendre la dernière ce que tout Paris savait.

— Vous allez publier cela, me dit Nathan.

— Certes.

— Et le dénoùment.

— Je ne crois pas aux dénouements; il faut en faire quelques-uns de beaux pour montrer que l'art est aussi fort que le hasard ; mais, mon cher, on ne relit une œuvre que pour ses détails.

— Mais il y a un dénouement, me dit Nathan.

— Eh !

— La jeune baronne de Rastignac est folle de Charles-Edouard. Mon récit avait piqué sa curiosité.

— Oui, mais la Palférine?

— Il l'adore!

— La malheureuse !

Dans la version qui suit Honorine, un Prince de la bohème est divisé ainsi :

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