L'amour paternel
division qui fut maintenue lors de sa publication en volume, la même année, dans la première édition des Romans et Contes philosophiques. La deuxième partie, imprimée pour la première fois dans la Chronique de Paris du 9 octobre 1836, sous le titre de la Perle brisée, parut pour la première fois en volume en 1837 (daté 1836), complétant l'ouvrage, daté en entier de 1831-1836 et divisé en deux parties : Comment vécut la mère et la Perle brisée, dans le tome XVI de la quatrième édition des Études philosophiques, ^
La seconde partie était précédée, dans la Chronique de Paris, de quelques lignes d'introduction qui se plaçaient immédiatement après la fin de la première partie et qui n'ont pas été conservées dans le volume; les voici :
Au milieu d'une époque où les religions humaines s'abolissent, où la famille est quasi détruite, où le droit d'aînesse, institution aussi vieille que le déluge, n'est plus comprise, où la chimère de l'égalité triomphe, où les biens, en se morcelant, amoindrissent la nation; par ce temps désastreux où l'Individu remplace la Maison, où chacun, en un mot, se couronne roi lui-même, il est difficile de faire concevoir la folle ivresse d'un vieux gentilhomme retrouvant un fils au moment où il croyait son nom éteint, ses armes perdues, ses domaines partagés. Le duc d'Hcrouvillc fut ainsi quand il eut retrouvé le fils qu'il avait maudit autrefois. Il ne se demanda point quels étaient ses torts envers cet enfant, s'il en serait aimé. Il oublia la sombre destinée qu'il avait faite à la mère. Pour lui, tout le passé disparaissait devant la brillante aurore de l'avenir; la maison d'Hérouville ne périrait point; Dieu lui avait miraculeusement conservé sa race, en fortifiant dans l'ombre et le silence l'enfant qu'il croyait mort.
On continuait après comme aujourd'hui, page 56, ligne 35. En 18Zi7, l'Enfant maudit,, complet, fut placé à la suite de Madame de la Chanterie, trois volumes in-8°, et les deux parties y sont fondues en un seul ouvrage divisé en sept chapitres dont les trois premiers sont restés ceux de la première version de la première partie; voici ceux de la seconde :