VIII. — Edouard Rod
ÉDITION
Les Grands Ecrivains français. — Stendhal par Edouard Rod. — Paris, Librairie Hachette et Cie, 79. boulev. Saint-Germain, 1892. 1 vol. in-12, (pp. V, 150), orné d'un portrait de Stendhal, réduction du médaillon de David d'Angers. — Ch. I. Henri Beyle, sa vie et son temps, (1783- 1814). — Ch. II. De .1814 à 1842. — Ch. III. Henri Beyle, son caractère, ses idées géné-
raies, ses idées littéraires. — Chap.IV. L'œuvre de Stendhal. — Chap. V. L'influence de Stendhal.
CRITIQUES
A. Heurteau, 1891. — Les Débats, n<» du 7 novembre 1891. Variétés, Conclusion : — «Si Ton a cru devoir faire figurer « Arrigo Beyle Milanese»ou le citoyen de Cosmopolis, comme il s'intitulait lui-même, dans le « Panthéon des Grands Ecrivains français », le livre de notre collaborateur, M. Rod, si bien pensé, et si équitable dans sa sagacité indulgente, permettra d'apprécier les titres que Tauteur de Bouge et Noir pouvait avoir à un honneur si considérable. »
E. Faguet, 1891. — La Revue Bleue, n« du 21 novembre 1891. Courrier littéraire, p. 605-666. — Extrait : € Très bon livre, très sensé, très juste, très mesuré, et très pénétrant... étude à la fois sympathique et sévère et en définitive très clairvoyante. »
Henri Cordier, 1892. — Bévue critique d'histoire et de littérature, n»3, 18 janvier 1892, p. 57-59. Extraits: « Il y a abus de citations, et Ton s'aperçoit trop qu'une bonne moitié du volume n'est qu'un délayage... d'un auteur à court de copie. On sent combien M. Rod est imprégné de son sujet, d'après les renseignements de ses prédécesseurs — s'entend, — non par ses recherches personnelles.
Evidemment M. Rod a dû penser qu'après M. Taine et M. Bourget, dont il ne partage pas l'admiration, inutile était de donner des aperçus nouveaux sur la
philosophie et le caractère de Stentlhal, et qu*aprèa les 'publieationa de Colomb et de M, Stryïenski, il n'y av-ait plus aucun rensei^^'nemenl personnel à glaner. Il noui sert dont: des jug-ements* déjà connus, et nous appréle à une sauce qui n'est pas nouvelle, une blo^^raphie faite de fragmenls empruntés Lant<H au Journal^ laatot à Brulard, Ce genre de travail purte^ je crois, eu littérature, un nom spécial, et il en résulte le livre le plus banal et le plus creux qu'on ail publié sur Beyle,., Stendhal valait mieux que ce volume incolore, accident dans une collection assez heureuse jusqu'ici ^ pour qu'un livre qui a attiré rattention des Stendhalieu:?, passe inaperçu cheiî le ^^rand public, grâce à ses aînés.