V. Plat caricatural, collection Guillemin
VI. Portrait de Pauline Beyle. — VIL Fac- HÎniile d'une lettre de Stendlial à sa sœur, —
VII. La Bergerie de Furonières. — IX. L'allée des Tilleuls- — X- Stendhal dansant, d'après le dessin d'Alfred de Musset. — XL Monument fuDéraire de Beyle. — XI L Portrait de Stendhal, collection Cliaper- — XIIL Médaillon de David, — XIV- Le Peiiitre Hébert, — XV- Projet de statue. — XVL Les Ponts de Claîx-
CRITIQUE
C. STHViKNsKij 1900. — Revue criliiiue ii^î}hioire ef de Linêrature^ n" 29, iBjuillfL J9U0, jip, 55-37. — Extraits : « Voici, sur Stendhal, un livre écrit sans parti pris d'aucune sorte — le cas esjt rare et mérite d'être sij^^iialé.^. Quelqueii faiLs devraient être roctiHés.,, L'étude critique est beaucoup plus développée que Tùtude biojjraphique, \L Brun l'a écrite avec plus de
plaisir, cela se voit... Il faut reconnaître que Af. B. ju^e avec beaucoup de finesse (les trois romans de Steridlial) de mérite fort inégal... Dans sa conclusion M, B. nie r influence de Stendhal, il la déclare à peu près nulle. Il n'a qu'à lire ou à relire la Préface de l'hîifloire de la Littérature anglaise, et il verra s'il est possible de nier Tinfluence de l'auteur de « tant de livres décousus »,
En somme, il est à souhaiter que ce joli volume, très agréablement illustré de vues dauphinoises et de portraits inédits, ait bientôt une seconde édition. Avec quelques sérieuses retouches, et quelques importantes recLiiications, il sera tout à fait recommandable et ne déparera point la collection déjà nombreuse des travaux stendhaliens. Cette Revue, comme son nom riEidique, u'est faite que pour les articles utiles : que M. Brun voit dans ces quelques lig^nes une preuve certaine de l'intérêt avec lequel j'ai lu son livre. »
XL — Arthur Chuquet (1902).
ÉDITION
Sthendal'Beyle, par Arthur Chuquet de IMnstituLj Paris. Librairie Pion. Pion, Nourrit et Cie, imprimeurs éditeurs, 8 rue Garancière 1902.
i vol- iii^S- pp. XXI-548.
Préface: Après d'heureuses fouilles dans diverses archives et une lecture attentive des écrits de Stendhal, je publie ce livre sur la vie
et l'œuvre de Henri Beyle non sans remercier de tout cœur deux amis qui m'ont généreusement aidé dans mon travail, Henri Cordier, réditeur de Molière jugé par Stendhal^ et le délicat auteur de Stendhal et ses amis, et Casimir Stryienski, l'homme du monde qui sait le mieux son Beyle, l'archiviste du Stendhal-Club, l'actif et infatigable chercheur à qui nous devons la connaissance de tant de précieux documents sur le spirituel dauphinois.
Ch. L Grenoble. - Ch. H. LesDaru. — Ch. HI.
Au 6*^ dragons. — Ch. IV. Vie d'artiste. — Ch. V. En Allemagne. — Ch. VI. Au Conseil d'Etat.
— Ch. VII. Moscou. — Ch. VIII. L'invasion.
— Ch. IX. La Restauration. — Ch. X. Consulats et congés. — Ch. XI. Le Beylisme. — Ch. XII. Art. — Ch. XIII. Littérature. — Ch. XIV. Tourisme. — Ch. XV. De r Amour. — Ch. XVI. Napoléon.— Ch. XVII. Armance. — Ch. XVIII. Le Bouge el le- Noir. — Ch. XIX.
La Chartreuse de Parme. — Ch. XX. Documents. — Ch. XXI. Conclusion.
Notices et lettres inédites : Les jeunes nobles amis de Beyle. — Edmond Cardon. — La nomination de Beyle au grade de sous-lieutenant.
— Ordre et certificats du général Michaud. — La démission du sous-lieutenant Beyle. '• — Le lieutenant Robert. — Beyle adjoint provisoire aux commissaires des guerres. — Beyle demande à aller en Espagne. — Beyle auditeur demande à
rester adjoint aux commissaires des guerres. — Déclaration de Beyle sur l'affaire du24 mai 1813.
— Lettre de Beyle à sa sœur. — Beyle demande la croix bleue. — Proclamations de 1814 contresignées par Beyle. — Lettres de 1814. — La décoration de Beyle en 1814. — Demande de retour à Paris. — Adhésion de Beyle aux actes du Sénat. — Correspondance de Beyle avec le ministère de la guerre (1814-1839), — Jean Dembowski. — Lettre de Beyle au duc de Broglie. — Lettre de Beyle à M. Guizot. — Lettre de Beyle au duc de Broglie et au comte de Rigny sur Tavernier. — Lysimaque Tayernier.
— Les Gagnon.
CRITIQUES
René Doumic, 1902, — Revue litléraire, La, Revue des Deux Mondes, n° du 25 mars 1902. pp. 444-454. — Extraits : « M. A. Chuquet a voulu être cet historien de Stendhal et lui consacre un volume de rinformation la plus minutieuse et la plus précise. L'exactitude et la sûreté qui sont les qualités habituelles des travaux de M. Chuquet étaient ici d'un prix tout particulier, Beyle s'étant ingénié à dépister le lecteur, ayant travaillé à se composer une légende et menti avec appli-cation. M. Chuquet le juge sans prévention. L'homme lui paraît avoir été un vilain personnage, et le moraliste avoir gâté par un mélange d'idées fausses ses aperçus les plus originaux : mais il rend justice à l'un
et à Tautre. La conclusion du livre est tout à fait équitable et on peut s'y associer.
Jacques Bain ville 1902. — La Gazette de France, N* du 8 août 1902. — Le Romantùme de Stendhal. — Ex. < Il est bien vrai que rien ne désignait M. Arthur Ghuquet pour être Tauteur d'un Stendhal -Beyle. Ce biographe montre un goût médiocre pour le caractère de son héros et une admiration mitigée pour ses œuvres, ou plutôt, il ne témoigne, ni amour, ni haine.
Tout au juste laisse-t-il percer quelque curiosité
Ni le roman d'analyse, niTégotisme, ni l'Italie de 1820, rien enfin de ce qui fait des dévots à Henri Beyle, ne séduit M. Ghuquet. Il trouve seulement l'occasion de composer un livre et y met toute son application.
M, Ghuquet estime sa tâche terminée quand il a conduit son héros à son dernier jour et décrit la plus récente édition de ses ouvrages. Il ne paraît pas se douter qu'il reste quelque chose à faire, et qu'on n'en a pas fini à si bon compte avec un esprit tel que celui de Stendhal.
J. Bourde AU, 1902. — Le Journal des Dé bats , n« du 3 mai 1902. Feuilleton. Ex. — « M. Ghuquet qui n'est pas un beyliste, complète et achève l'enquête (sur Henri Beyle). Stendhal sort de la pénombre, sa figure s'éclaire à la lumière de ces « petits faits vrais » dont il raffolait, mais qu'il dénaturait à son avantage. Il y perd quelque peu de sa méchanceté, de son satanisme, c'est-à-dire de son prestige.
G. Stryienski, 1902. — La Bévue universelle^ n« du 1«' juillet 1902. Livres et Périodiques. Ex. — Nul mieux que M. Ghuquet ne pouvait mettre à profit les nombreux documents sthendhaliens publiés depuis une douzaine d'années, et écrire enfin une biographie
exacte, précise, claire, du célèbre auteur de la Ch-ir^ treuse de Parme. Il fallait un esprit remarquablement perspicace, une mémoire tout à fait supérieure, pour démêler Pécheveau embrouillé comme à plaisir par Stendhal lui-même, des notes et notules souvent contradictoires que Beyle nous a laissées dans le Journal, les Souvenirs d*Egolisme^ la Vie de Henri Brulard, sources abondantes, mais auxquelles on ne doit puiser qu'avec précaution.
A ce fonds important, M. Chuquet, par ses recherches personnelles aux Archives du Ministère de la Guerre, a ajouté des documents précieux sur la carrière napoléonienne de Stendhal.
Tant et si bien que nous n'avons aujourd'hui plus rien à désirer et que Ténigmatique Dauphinois se présente à nous dans toutes ses attitudes. Le portrait de M. Chuquet n'est pas flatté, mais il est sincère. C'est un portrait de haut relief, à la touche vijçoureuse et mâle ; l'artiste, dans sa conscience, ne fait grâce au modèle, ni d'une ride, ni d'une verrue et ne dédaigne pas non plus la manière noire et les ombres un peu opaques.
Quand M. Chuquet nous dit que Stendhal a eu des éclairs de vue supérieure, et que les voyages qu'il a, ' de longue date, entrepris dans les régions du cœur humain, l'ont rendu sagace et fin, nous ne pouvons que souscrire à ce jugement, il fait honneur au sens critique et impartial du brillant historien... »
Albert Sorel, 1903. — Le Temps ^ 8 avril 1903. — Le livre, en ses chapitres, est d'une clarté parfaite ; mais on ne s'explique pas très bien, du premier coup, le motif qui a poussé l'auteur à choisir ce héros, parmi tant d'autres qui lui étaient plus familiers et dont l'at-
Irait pour lui semble plus naturel, Gœthe, par exemple, pour ne rien dire que de très obligeant. Entre le H. B, de Mérimée, grand mystificateur de bourgeois et même d'intellectuels ; romancier de sa propre vie, fantasque, impressionnable, « un cheval qui galope sans cesse après son ombre », paradoxal, hyperbolique, dilettante à outrance, chasseur d'idées, constructeur de systèmes et de châteaux en Espagne ; gros homme, à collier de barbe frisée, à cravates triomphales, à grands effets de bottes, à cannes irrésistibles, en pose perpétuelle d'homme à femmes, toujours en tenue de conquête, en posture de « dandysme » jusque dans la critique, — entre Stendhal, dis-je. et le savant philologue, le littérateur érudit et sûr, le connaisseur pénétrant, mais exact avant tout, mais judicieux, mais modéré ; l'un des esprits à la fois les plus ouverts sur TEurope littéraire, et les plus foncièrement français qu'il y ait; l'un des historiens qui raffinent le plus sur la preuve, les plus consommés dans l'authentique, les plus réactionnaires à l'apocryphe, les plus rébarbatifs à l'hypothèse, les plus réfractaires aux symboles ; le moins porté des hommes à occuper le public de sa personne et, de tous les contemporains qui font de la critique, le plus discret sur ses affaires propres, le moins prodigue de son moiy — M. Ghuquet, je Tai nommé, l'atome crochu ne se découvre point. Le fait est que, même après son livre excellent sur Stendhal, M. Ghuquet se présente comme Tun des moins « stendhaliens » de caractère et de profession parmi tous ceux qui ont traité de Stendhal.