Van Dale
$. Van Dale, 287. — On remarquera que Fontanelle, disciple trop fidèle de Van Dale, fait ici une digression sur les statues qui se meuvent d'elles-mêmes ; et précisément, il n'y a pas de digression, au moins insolente, dans la petite dissertation sur les Sorts, chez Van Dale.
grand nombre de Femmes et de Filles qui chantoient des Himnes en langxie du Païs, et que ce Dieu porté par ses Prestres, les conduisoit en leur marquant par quelques mouvemens, où il vouloit aller.
5 Le Dieu d'Heliopolis de Sirie, selon Macrobe, enfaisoit autant '. Toute la différence estoit qu'il vouloit estre porté par des Gens les plus qualifiez de la Province, qui eussent long temps auparavant vescu en continence, et qui se fussent fait raser la teste.
10 Lucien dans le Traité de la Déesse de Sirie, dit qu'il a veu un Apollon encore plus miraculeux ; car estant porté sur les épaules de ses Prestres, il s'avisa de les laisser là, et de se promener par les airs, et cela aux yeux d'un homme tel que Lucien, ce qui est considérable ^.
15 Je suis si las de découvrir les fourberies des Prestres Payens, et je suis si persuadé aussi qu'on est las de m'en entendre parler, que je ne m'amuseray point à dire comment on pouvoit faire jouer de pareilles Marionnettes î.
20 Dans l'Orient, les Sorts estoient des Flèches, et aujourd'huy encore les Turcs et les Arabes s'en servent de la mesme manière *. Ezechiel dit que Nabucodonosor mêla ses flèches contre Ammon et Jérusalem, et que la flèche sortit contre Jérusalem. C'estoit là une belle
25 manière de résoudre auquel de ces deux Peuples il feroit la Guerre 5,