Tertullien, cité par saint Jérôme, U c
4. Pitra, Spicil, Soh, If, p. vi-vii. Sur le sens exact de iro3u^ Ttîo, voir Eus., V, I, 9; xiii, 2; xxiv, 2; Clém. Alex., Strom*, proœm. ; Théodoret, Hi$t. rel., titra.
lU ORIGINES DO CHRISTIANISME. [An 169]
rite », semble noua être parvenu*. Les railleries du monothéisme contre l'idolâtrie y sont pleines d'amertume, et la haine des images ne s'est jamais expri-
4. C'est l'oposcula conservé en syriaque (Curetoo, SpieU. Syr. , p. il et 8ui?. ; Pilra, Spicil. Sol, U, p. xxxtiii et suiv. j liragBÏ part, Paris, 18S&; Otto, Corpus apolog., t. tX, léna, 187!), et où l'oD crut d'abord posséder une partie de l'Apologie à Marc- Auràle. Il est bien plus probable que c'est le traité nipi «butiUt (syr. {ïfi*i^.^)- Cr. GœUing. gtl. Ânzeigen, 4836, p. 656-G59 [Ewald); Land, Antcd. Syr.^ p. 63-55. En effet, le mot àXulua fsyr. j'f * ] y revient sans cesse. La sugcription de la version syriaque, où ce traité est présenté comme un discours fait par Mélitoo devant Marc-Aurèle, est une évidente interpolation. Il en faut dire autant, selon moi, de la péroraison adressée à Uarc- Âuràle, oà 11 est deux fois parlé de ■ ses fils i. Une telle expression peut être admise jusqu'en 170, date i partir de laquelle Harc- Aurèle n'a plus qu'un Bis; mais, jusqu'à la Bd de 169, Uarc- Aaréle a pour collègue Lucius Verus, qui n'aurait pas dû être omis. En outre, des passages du texte (p. 7, 40, 1S, 13, surtout 14, 15, 17 du tirage à pari) ne peuvent avoir été adressés k Harc- Auràle, ni de vive voix, ni par écrit; ce sont des critiquas acerbes de la conduite de cet empereur. Nous crayons qu'il y a eu ici une sophistication, qu'on a mis an traité De la vérité un titre meniionger et une péroraison apocrypiie, afio de relever la valeur du traité et peut-être avec l'intenljon de le faire passer pour l'Apologie -due. La fraude était d'autant plus facile que, dans tout le traité, lilon apostrophe un innommé pour le détourner de l'idolAtrie. s-, IV, XXVI, 1, peut sembler dire que Mélilon récita son apo- ;ie devant l'empereur. Ce procédé d'arrangement n'a é!é que p familier aux Syriens. Ainsi le Logos parœiielicos attribué ù itin a reçu d'eux un en-téte fictif, destiné à lui donner un in- 'ét historique, peut-être en rapport avec Eusèbe, Hist. eccl., V,
[Anl05J MARC-AURÊLB. 185
mée avec plus de force. La vérité, selon l'auteur, se révèle d'elle-même à l'homme et, si celui-ci ne la voit pas, c'est sa faute. Se tromper avec le grand nombre n'est pas une excuse ; Terreur multipliée n'en est que plus funeste. Dieu est l'être immuable, incréé ; le confondre avec tel ou tel élément est un crime, a maintenant surtout que la révélation de la vérité a été entendue dans toute la terre ». La Sibylle l'avait déjà dit^ : les idoles ne sont pas autre chose que les images de rois morts, qui se sont fait adorer. On prendrait pour un fragment retrouvé de Philon de fiyblos, nous exposant le vieil évhérisme phé-^ nicien de Sanchoniathon*, la curieuse page où Méliton, puisant h pleines mains dans les fables les plus singulières de la mythologie grecque et de la mythologie syrienne, bizarrement amalgamées aux récits bibliques, cherche à nous prouver que les dieux sont des personnages jadis réels, qui ont été divinisés à cause des services qu'ils ont rendus à certains pays, ou de la terreur qu'ils ont inspirée \ Le culte des Césars lui para!t la continuation de cette pratique.
4. Cureton, p. 43, 86, 87. Go ne voit pas bien à quel écrit sibyllin Fauteur fait ici allusion.