‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 13 sur 364 · Pensées. 1, 17; IX, Ï · texte numérisé non relu

Pensées. 1, 17; IX, Ï

'. Dion Cas3ius,LXXI, 33,3i; Capitolin, Ant. Pkil.,^^;\m- Marcellii), XXV, iv, 17; bas-reliers de la colonne Anlonine euTS fois. Antonin était de inâme extérieu renient trda relif.roit Pemée», 1,16.

|Ad IGl] MARC-AURELE. 17

place dans sa vie morale ^ Sa vertu, comme la nôtre, reposait sur la raison, sur la nature. Saint Louis fut on homme très vertueux, et, selon les idées de son temps, un très bon souverain, parce quMl était chrétien ; Marc-Âurèle fut le plus pieux des hommes, non parce qu'il était païen, mais parce qu'il était un homme accompli. Il fut l'honneur de la nature humaine, et non d'une religion déterminée. Quelles que soient les révolutions religieuses et philosophiques de l'avenir, sa grandeur ne souffrira nulle atteinte ; car elle repose tout entière sur ce qui ne périra jamais, sur l'excellence du cœur.

Vivre avec les dieux* I.... Geiui-Ià vit avec les dieux qui leur montre toujours une àme satisfaite du sort qui lui a été départi et obéissante au géuie que Jupiter a détaché comme une parcelle de lui-même, pour nous servir de directeur et de guide. Ce génie est rintelligence et la raison de chacun'.

Ou bien le monde n'est que chaos, agrégation et désagrégation successives; ou le monde est unité, ordre, providence. Dans le premier cas, comment désirer rester dans

un pareil cloaque? La désagrégation saura bien toute

seule m'atteindre. Dans le second cas, j'adore, je me repose, j'ai conGance dans celui qui gouverne ^.

Page 1