‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 160 sur 364 · Apol., U · texte numérisé non relu

Apol., U

"on Cassius, LXXI, 31 ; l'Iiilostr., Soph., II, i, ix, i, xi.

ironologie do co voyage, erronée <)ans Tillemont, romme |ui 66 rattache à tu date de la révolte d'Avidius, voir . d'hisl. et de voy., p. <S6 et suit. ipitoliD, S7; Pbiiosirate, 11, x, 7.

[An 175] MARC-AURÈLB, 287

sans doute des plaintes. Une odeur fétide de misère régnait dans tout le pays. Ces foules désordonnées et d'où s'exhalait la puanteur mirent sa patience à l'épreuve. Un moment, poussé à bout, il s'écria : « 0 Marcomans, ô Quades, ô Sarmates, j'ai trouvé enfin des gens plus bêtes que vousS »

Le philosophe, chez Marc-Aurèle, avait tout étouffé, excepté le Romain. Il avait contre la piété juive et syrienne des préjugés instinctif^. Les chrétiens cependant approchaient bien près de lui. Son neveu Ummidius Quadratus avait chez lui un eunuque nommé Hyacinthe, qui était ancien de l'Église de Rome*. A cet eunuque était confié le soin d'une jeune fille nommée Marcia, d'une ravissante beauté, dont Ummidius fit sa concubine. Plus tard, en 183, Unmiidius ayant été mis à mort, à la suite de la conspiration de Lucille, Commode trouva cette perle parmi ses dépouilles. Il se l'appropria. Le cubiculaire Eclectos suivit le sort de sa maîtresse '. En se prêtant aux caprices de Commode, parfois en sachant les dominer, Marcia exerça sur lui un pouvoir sans bornes. Il n'est pas probable qu'elle fut baptisée ;

f. Ammien Marcellin, XXU, 5.

2. C'est l'explication la plus probable de oirà^cm irpto^ursp». Philos., IX^ 42.

3* Ce nom semble bien celui d*uo chrétieo.

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mais Teunuque Hyacinthe lui avait inspiré un sentiment tendre pour la foi. Il continuait d'approcher d'elle et il en tirait les plus grandes faveurs, en particulier pour les confesseurs condamnés aux mines. Plus tard, poussée à bout par le monstre, Marcia fut la tète du complot qui délivra l'empire de Commode* Ëclectos se retrouve encore à côté d'elle en ce moments Par une singulière coïncidence, le christianisme fut mêlé de très près à la tragédie finale de la maison Antonine, comme; cent ans auparavant, ce fut dans un milieu chrétien que se forma le complot qui mit fm à la tyrannie du dernier des Flavius.

4. Dion Cassius (ou Kiphilin), LXXII, 4; Lampride, Comm., 14, 47; Hérodien, I, 46-47; Aurelius Victor, EpiL, 47; Philoêophumena, IX, 42. Cf. Greppo, Trois tném,, p. 266 et suiv.; j

de Rossi, ^u^/.^4866, p. 3 et suiv.; Aube, Revue arch,, mars 4 879, p. 454 et suiv.

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