Cod. Just., IX, xLi, ^ ; Digeate, XLYUl, xvm
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tés, que les monstrueux récits que l'on faisait de rimmoralité chrétienne n'avaient rien d'exagéré ^
L'indignation du public fut alors à son comble. Jusque-là, les fidèles qui étaient restés libres avaient trouvé quelques égards chez leurs parents, chez leurs proches, chez leurs amis ; maintenant tout le monde ne leur témoigna que du mépris. On résolut de pousser l'art du tortionnaire à ses derniers raffinements pour obtenir des fidèles aussi l'aveu des crimes qui devaient reléguer le christianisme parmi les monstruo* sites & jamais maudites et oubliées.
Eflectivement les bourreaux se surpassèrent ; mais ils n'entamèrent pas l'héroïsme des victimes. L'exaltation et la joie de souffrir ensemble les mettaient dans un état de quasi-anesthésie '• Ils s'imaginaient qu'une eau divine sortait du flanc de Jésus pour les rafraîchir '• La publicité les soutenait. Quelle gloire d'affirmer devant tout un peuple son dire et sa foi I