‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 18 sur 364 · Villa Albani. Voir Henzen, Tab. aUm, Bœb., dans Ann. de · texte numérisé non relu

Villa Albani. Voir Henzen, Tab. aUm, Bœb., dans Ann. de

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Le stoïcisme, dès le règne d'Adrien, avait pénétré le droit romain de ses larges maximes, et en -avait fait le droit naturel, le droit philosophique, tel que la raison peut le concevoir pour tous les hommes ' . L'Édit perpétuel de Salvius Julianus Tut la première expression complète de ce droit nouveau destiné b. devenir le droit universel. C'est le triomphe de l'esprit grec sur l'esprit latin. Le droit strict cède k l'équité ] la douceur l'emporte sur la sévérité ; la justice parait inséparable de la bienraisance*. Les grands jurisconsultes d'Antonin, Salvius Valens, Ulpiua Marcellus, lavolenus, Volusius Mœcianus continuèrent ta même œuvre. Le dernier fut le maître de Marc-Aurèle en fait de jurisprudence *, et, à vrai dire, l'œuvre des deux saints empereurs ne saurait être séparée. C'est d'eux que datent la plupart de

l'Jml. ttrchéol., 4845, p. SO. Zoega (Bosn'n/im, I, p. 164 el ■uiv.) rapporte ce bas-relief k la première Faualina. Le monument, en tout cas, ne prouva pas que l'impératrice qui y figure B'oocupil personnellement de bienraisance. La pensée du bas-relief eit de montrer Fauitioe Beoourable, même après sa mort. Alexandre Sévère imita c«lt« institution et créa des Jeimes Mammémnes. Lampride, AUx. Sév., 67.

1 . Gaïns, Inst., I, § 4 ; fnst. de Jnst., I, i, § 1 . I. DigeMe, I, m, 1 8 ; 11, xiv, 8 ; XXXIV, v, 1 0, S 4 ; XL, I, ;XUI, 1, 36, 38; XLVIII,xix, 4!; L, xvn, 56,456, 468, 191. ,Orose,VIH,48.

3. Capitolio, Ant. te Pieux, 41; Ânt. le Phit., 3 Cf. flius ■istide, Oral., x, p. 409-410.

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ces lois humaines et sensées qui fléchirent la rigueur du droit antique et firent, d'une législation primitivement étroite et implacable, un code susceptible d'être adopté par tous les peuples civilisés*.

L'être faible, dans les sociétés anciennes, était peu protégé. Marc-Aurèle se fit en quelque sorte le tuteur de tous ceux qui n'en avaient pas. L'enfant pauvre, l'enfant malade eurent des soins assurés. La préture tutélaire fut créée pour donner des garanties à Torphelin*. L'état civil, les registres des naissances commencèrent *. Une foule d'ordonnances pleines de justice répandirent dans toute l'administration un remarquable esprit de douceur et d'humanité*. Les charges des curiales furent diminuées*. Grâce à un approvisionnement mieux réglé, les famines de l'Italie furent rendues impossibles*.

4. On a prétendu découvrir une influence chrétienne dans ce grand progrès du droit romain. Rien de plus gratuit. Les idées des chrétiens et les idées des jurisconsultes étaient aux deux pôles opposés; nul rapport entre les deux écoles, si ce n'est des rapports de malveillance ; pas un rapprochement sérieux entre les textes.

%, Capitolin, 10; inscription de Goncordia, Borghesi, Ann. de Pinst. arch., 4853, p. 488 et suiv.; DesvergerSi op, cti.^p. 46-48.

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