Ad Aulol.,}, U
[An 178] MARG-AURtLB. 387
gène S qui niait la création et admettait une matière éternelle. H commenta les Evangiles et en fit, dit>* on, une Concorde ou Harmonie^ Son principal ou* vrage, qui nous a été conservé, fut un traité en trois livres adressé à un certain Autolyque *, personnage probablement fictif, sous le nom duquel Théophile représente le païen instruit, retenu dans Terreur par les préjugés répandus contre le christianisme. Selon Théophile, on est chrétien par le cœur; co sont les passions et les vices qui empêchent de voir Dieu. Dieu est immatériel et sans forme; mais ses œuvres le révèlent. Les dieux des païens sont des hommes qui se sont fait adorer, et les pires des hommes* .
Théophile parle déjà de trinité; mais sa trinitô n'a que l'apparence de celle de Nicée ; elle se compose
4. Voir ci-dessus, p. 4^6. C'est rHcrmogène que Tertuilien prend si fort à partie dans un traité spécial, In Flermogenem, et dans ses difTérents écrits, Prœscr.j 30, 33; De monog,^ 46; De anima, 4. Cf. Clém. d'Alex., Exe. ex script, proph., 56; Théodoret, Hœr. fah., I, 19; Philastre, 54.
2. Saint Jérôme, qui seul parle de cette Harmonie, confond peut-être Théophile et Tatien.
3. L'ouvrage a été écrit plusieurs années après l'an 480, puisque Fauteur cite Chrysérôs, qui écrivit lui-même après l'an 480 (III, 27, 28}. La persécution durait encore, quoique affaiblie (III, 30); Irénée paraît avoir connu l'ouvrage de Théophile. Cf. Ad. Harnack, Die Zeit des Ignalius (Leipzig, 4878), p. 42-44.