‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 230 sur 364 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p

2. Âllmer, Revue épigr., n^ 4, p. 62; n* 40, p. 454 et suiv., Eusèbe, H. E,, VllI, xiv, 9; IX, iv, 2, et les notes de Valois. Dans les Actes des martyrs, c'est souvent le flamine qui poursuit. « Seditio coorta est ponlificum. » Ruinart, p. 72. Cf. ibid,, p. 440. Voir aussi Acla SS,, 24 févr., p, 463; 24 août, p. 749, sans oublier Lactance, De mort, persec, 36; saint Optat^ p. 255, 262, édit. Du Pin.

4IS ORIGINES DD CRRISTIAMSHE. fAn 170]

taies*. C'est ainsi que la géographie ecclésiastique d'un pays est, h. très peu de chose près, la géographie de ce même pays h l'époque romaine. Le tableau des évêchés et des archevêchés est celui des civitates antiques, selon leurs liens de subordination *. L'empire Tut comme le moule oii la religion nouvelle se coagula. La charpente intérieure, les divisions hiérarchiques furent celles de l'empire, lies anciens rôles de l'administration romaine et les registres de l'Église au moyen &ge et même de nos jours ne diiïèrent presque pas.

Rome était le point ob s'élaborait cette grande idée de catholicité. Son Église avait une primauté incontestée. Elle ta devait en partie à sa sainteté et à son excellente réputation '. Tout le monde reconniùssait maintenant que cette Église avait été fondée par les apôtres Pierre et Paul, que ces deux apfttres avaient soulTert le martyre k Rome, que Jean même y avait été plongé dans l'huile bouillante*. On mon>

t. Lettre à Ariace, archiérnu de GaUtie, p. 419 et suiv. Spaoh. (p. 65S et suiv., Hertlein). D'un évAqas conrerti au paganisme, Julien fait un Usiû;. Lettre sur Pégate : Hemttt de Berlin, t. IX (1873), p. S»9 [p. 603 et sniv,, Hertlein).

i Césarée a la préséance sur £Va Capilolina. Voir ci-

., I, 8; Ign., ad Rom., suwr. ; lettre de Denya de

Bus., IV, £3.

FAiHeelirUttp. 197-109.

|Ad VKl) MARC-AURÈLB. 413

trait les lieiix sanctifiés par ces Actes apostoliques, en partie vrais, en partie faux ^ Tout cela entourait

l'Eglise de Rome d'une auréole sans pareille*. Les questions douteuses étaient portées à Rome pour recevoir un arbitrage, sinon une solution'. On faisait ce raisonnement que, puisque Christ avait fait de Géphas la pierre angulaire de son Eglise, ce privilège devait s'étendre à ses successeurs. L'évéque de Rome devenait l'évéque des évoques, celui qui avertit les autres. Le pape Victor (189-199) pousse cette prétention à des excès que réprime le sage Irénée ; mais le coup est porté; Rome a proclamé son droit (droit dangereux !) d'excommunier ceux qui ne marchent pas en tout avec elle. Les pauvres artémonites (sorte d* ariens anticipés) ont beau se plaindre de l'injustice du sort, qui fait d'eux des hérétiques, tandis

que, jusqu'à Victor, toute l'Eglise de Rome pensait comme eux^. L'Eglise de Rome se mettait dès lors au-dessus de l'histoire. L'esprit qui, en 1870, fera

Page 1