‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 248 sur 364 · Eusèbe, IV.zxx, 3. Comp. Hoïse de Ehorènc, IL G · texte numérisé non relu

Eusèbe, IV.zxx, 3. Comp. Hoïse de Ehorènc, IL G

9. Voir ci-dessus, p. 440-444 , noie 3. lonius de Chalcls (T).

b., LVI, 1.

[An 170] MARC-AURÈLB. 445

de rhellénisme. A limitation de son père, il exprima les idées les plus élevées de la philosophie grecque en hymnes syriaques \ Il résultait de tout cela une discipline trop distinguée eu égard à la moyenne que comportait le christianisme. Il fallait, pour être membre d*une telle Église, de l'esprit, de l'instruction. Les bons Syriens en furent effrayés. Le sort de Bardesane ressembla fort & celui de Paul de Samosate. On le traita de charmeur dangereux, de femme séductrice, irrésistible dans le secret. Ses hymnes, comme la Thalie d'Arius, furent traitées d'oeuvre de magie*. Plus tard, saint Ephrem ne trouva d'autre moyen pour détrôner ces rythmes et soustraire les enfants à leur charme, que de composer des hymnes orthodoxes sur le même air^. Désormais, quand il se produisit dans l'Eglise de Syrie quelque sujet distingué, ayant de Tindépendance d'esprit et une grande connaissance des Ecritures, on se disait avec terreur : « Ce sera un Bardesane * . »

On n'oublia pas cependant son talent et les ser-

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